Défragmentation sous Mac OS X

Avant tout, je voudrais préciser que cet article, plus proche d’un mini-dossier que d’un article en vérité, n’est pas exhaustif, mais se veut relativement complet (du moins en ce qui concerne les bases que l’on souhaite poser). Nous allons aborder ici des concepts qui peuvent devenir relativement complexes et ardus si l’on y prend pas garde. Nous ferons donc ici des généralisations tout en essayant de na pas perdre de vue la réalité des choses.

 

Fragmentation ? Qu’est-ce ?
La fragmentation désigne un processus par lequel un objet est divisé en (un grand nombre) de petits morceaux. En informatique donc, cela représente le fait qu’un fichier soit stocké en plusieurs morceaux (à plusieurs endroits) sur votre disque dur. Cela a pour conséquence de rallonger les temps d’accès (en écriture et en lecture) des fichiers de votre disque dur. En effet, plutôt que de pouvoir lire (ou écrire) tout un fichier d’un seul coup, il faut sauter de morceaux en morceaux ce qui prend (beaucoup) plus de temps qu’une lecture (écriture) continue. A une époque où l’on a du matériel (puces électroniques : CPU, GPU, Chipset, …) permettant de traiter toujours plus d’informations, les disques durs (et lecteur optiques, …) constituent bien souvent la partie la plus lente d’un ordinateur. Il devient donc très vite nécessaire, voire même capital ;) , d’empêcher ou, tout du moins, de minimiser la fragmentation.

Ceci étant, la fragmentation n’a pas que de mauvais cotés. En effet, la fragmentation permet (par un processus que nous n’expliquerons pas ici et, dans une certaine mesure) de pouvoir (espérer) récupérer des fichiers effacés (accidentellement ou non).

 

La fragmentation, comment cela arrive-t-il ?
La fragmentation peut arriver de plusieurs manières, et la grande majorité d’entre elles sont inévitables (sous-entendu : il n’existe pas de règles de bonne conduite que vous pourriez appliquer pour réduire, voire empêcher, la fragmentation). La principale raison de la fragmentation provient du système d’exploitation (OS) que vous utilisez. Prenons un exemple comparatif : le système Unix et le système Windows.

Le cas des dérivés d’UNIX : Tous les systèmes Unix ont la même gestion de la fragmentation. L’OS calcule la taille nécessaires au stockage du fichier sur le disque dur. Si un espace libre (continu) de cette taille est trouvé sur le disque, il stocke le fichier à l’endroit trouvé (le fichier n’est donc pas fragmenté). S’il ne trouve pas la taille nécessaire (en espace continu), il scinde le fichier en plusieurs sous-fichiers (mais pas de n’importe quelle manière : il tente de minimiser le nombre de sous-fichiers)  et les éparpille sur le disque dur. Cette façon de faire implique, par conséquent, que l’OS remplit les plus grand espaces vides continus en premier.

Le cas de Microsoft Windows : Le noyau NT essaie de combler les trous. Pour ce faire, il fragmente le fichier pour ne pas le laisser au début du disque des zones avec espace vaquant.

On voit directement une différence flagrante de politique des deux noyaux les plus connu du monde informatique. On remarque également que la politique des systèmes dérivés de Unix sont moins sujets à la fragmentation où, plus précisément, la ou un système Windows fragmentera quasiment tous les fichiers, un système Unix fragmentera surtout les (très) gros fichiers pour ne fragmenter les petits fichiers que lorsque le disque est presque plein.

 

Défragmentation…
La défragmentation est un processus consistant a « ranger » le disque dur, à recoller les morceau de fichiers côte à côte et ainsi de réduire les temps d’accès à ces fichiers.

Mac OS, depuis sa version 10.x, est basé sur BSD, lui même basé sur le système Unix… Mac OS hérite donc, ne serait-ce qu’indirectement, des politiques d’anti-fragmentation d’Unix. Concernant la fragmentation, Apple ajoute que :

-  De nos jours les disques durs sont nettement plus volumineux que par le passé. De ce fait, le format HFS+ évite, autant que faire se peut, la réutilisation d’espaces préalablement utilisés par des fichiers effacés (ce qui permet, comme évoqué plus haut, de pouvoir espéré récupéré certains d’entre eux).
-  Leopard (et c’est également valable pour Panther et Tiger) intègre un système d’allocation permettant de regrouper dans un seul endroit du disque un certain nombre de petites allocations. Lors de l’installation de Mac OS X, de nombreux fichiers sont placés dans une zone spéciale (« Hot band ») permettant une lecture rapide et une défragmentation pourrait déplacer ces fichiers, ce qui aurait pour effet de ralentir le démarrage du système.
- Leopard (c’est également valable pour Panther et Tiger)permet automatiquement la défragmentation de certains fichiers (les fichiers de petite taille et de taille moyenne) selon un processus nommé « Hot-File-Adaptive-Clustering ».

Intéressons nous a cette dernière fonction: d’après Apple, « cette dernière assurerait une sorte de « défragmentation automatique » lorsqu’une application accède à un fichier fragmenté (dont la taille est inférieure à 20 Mo) sur un disque. Il serait alors copié sur de l’espace disque libre et contigu, et les unités d’allocations qu’il occupait seraient libérées. D’autre part, Apple aurait mis en place des mécanismes pour éviter des pertes de données lorsque tout l’espace disque est occupé, et que l’OS est obligé d’avoir recours à la mémoire swap ». Fonction cohérente, s’il en est, avec la politique des noyaux Unix.

 

Défragmenter ou ne pas défragmenter, telle est la question…
Selon Apple, il n’y aurait donc que peu ou pas d’intérêt à défragmenter son disque dur ! Toutefois, si vous ressentez le besoin de défragmenter (parce que vous trouvez votre mac de plus en plus lent, …etc), Apple vous suggère dans un premier temps de redémarrer votre Mac ! Par contre, si votre disque dur est copieusement rempli et/ou si vous créez ou modifiez régulièrement de gros fichiers (vidéo, etc…) dans ce cas, Apple précise qu’il peut s’avérer nécessaire de défragmenter votre disque dur avec un logiciel adapté.

 

Et nous alors, on en pense quoi ?
On trouve souvent, sur internet, des « Apple Fan Boys » (comme dit Fred) qui relayent les paroles d’Apple sans réfléchir et prétendent qu’il ne faut PAS défragmenter. On trouve également des personnes critiquant ces même AFB, malheureusement sans plus d’esprit critique qu’eux et qui ne jureraient presque que par la défragmentation…

Mon avis est plus nuancé et proche des informations évoquées dans cet article. D’après mon expérience personnelle, la majorité des gens utilisent de petits fichiers (Word, Excel, Fichiers musicaux (mp3, aac, …), pages internet, images, … ) tous, en général, inférieur à 20Mo. Ce qui fait que, de par la base d’Unix de Mac OS X couplée aux différentes politiques propres à Apple (« Hot band »,  »Hot-File-Adaptive-Clustering » et peut-être d’autres non référencées), il est -pour cette majorité de gens- inutile de défragmenter son mac si ce n’est par un redémarrage de temps à autre. C’est d’ailleurs mon cas, et le peu de fois où je finis par choisir de défragmenter mon disque dur, le gain en terme de performance est (quasiment) invisible.

Pour les autres personnes, celles manipulant des fichiers plus gros (fichier video, création de DVD (iMovie, iDVD), … etc.), une défragmentation peut, en effet, s’avérer utile de temps à autre. Cependant, attention, c’est une opération est en générale coûteuse en temps et empêchera une quelconque tentative de récupération des fichiers effacés. Pour ce faire il existe plusieurs programmes dont les plus connu sont sans doute TechTool Pro, Drive Genius et iDefrag…

Colendar ou comment créer facilement ses calendriers…

Petite découverte du jour : Colendar. En fait, pour être précis, ça date pas d’aujourd’hui mais  avant de vous le présenter, je voulais le tester (conscience professionnelle oblige :o ) (NDLR : une conscience? Où ça? ;o))).

Colendar est un programme hyper pratique pour les gens qui ont des emplois du temps hyper chargés, les étudiants pour leurs planifications de blocus et autres projets, des jeunes ménagères pour leurs listes de courses etc.

Colender

On choisit l’année, la couleur, le format (Din A4 et US Legal) et la langue. On choisit ensuite la « transparence » du samedi et dimanche, la place de ce dernier dans le calendrier. On finit par choisir si on veut mettre en évidence les samedis et si l’on veut afficher le numéro des semaines. Et le tour est joué…

Colendar couleur

Notre avis :

Programme HYPER simple, excessivement léger, fonctionnel et très pratique. On peut cependant lui reprocher certains manques, tels que le fait de ne pouvoir générer d’autres calendriers que des calendriers annuels : des calendriers mensuels, voir hebdomadaires, auraient été les bienvenus. On peut également regretter un manque de choix de formats, d’autant plus les deux seuls formats proposé le sont en « paysage » (landscape)…

Esperons que les prochaines mise-à-jours apporteront ces changements…

 

le lien

FireFox : Record du monde le 17 juin ?

Une petite news pour vous dire que, à l’occasion du lancement de Firefox 3 le 17 juin prochain, la fondation Mozilla organise un “Download Day” tout ce qu’il y a de plus officiel, un peu à l’image d’un lancement d’une nouvelle version de Mac OS X…

Ils vont même plus loin : on peut s’engager (officiellement) à télécharger sa copie du navigateur le jour dit afin d’établir un record pour le Guiness Book !!!

A l’heure ou je voux écris, il y a déjà plus de 1.250.000 promesses de téléchargement…

 

Source : MacPlus.

Mise-à-jour

Ce week-end n’apporte pas spécialement son lot de mise-à-jour. Cependant comme cela fait longtemps (manque de temps oblige) que nous ne vous avons plus prévenu des mise-à-jour… Nous allons dons tâcher d’un peu rattraper le retard pris depuis le 4 avril 2008.

VLC : Toujours un excellent lecteur vidéo, il passe en version 0.8.6h. Correction de bug et de failles de sécurité sont entre autre les changements apportés à cette version. Le lien : ici

QuickTime, passe lui en version 7.5le lien

Adium : Excellent logiciel de messagerie qui passe en version 1.2.5. Le correction de nombreux bugs sont au rendez-vous. (La BETA de la version 1.3 est également disponible sur le site) Le lien.

AppFresh : est disponible en version 0.7.1…  Le lien

Monolingual : est maintenant disponible en version 1.3.9. Le lien

Onyx : Très bon logiciel d’entretient pour votre Mac, est disponible en version 1.9.5.

FireFox : est maintenant disponible en version RC3. La version finale est prévu pour -au plus tard- fin juin. Le lien

Pour des précisions et/ou des informations sur ces différents logiciels, reportez vous aux différents articles écris par vos serviteurs. Bonne(s) mise-à-jour. ;o)

Comprendre le moniteur d’activité

Hello à tous,

Aujourd’hui : le moniteur d’activité :)

Le moniteur d\'activité

L’application se trouve dans le dossier /Applications/Utilities. L’intérêt de cette application est de pouvoir avoir un aperçu rapide de toutes les applications en cours d’exécution, d’avoir plus d’informations sur chacune de ces applications, de voir l’utilisation du processeur, de la mémoire, des disques durs et du réseau. Un centre de contrôle ultra-perfectionné en gros ;)

L’application en elle-même ne nécessitera sans doute pas d’explications pour la plupart d’entre vous, peut-être même que vous en ignorez son existence ou que vous n’en aurez jamais besoin… Dans le doute et pour moi, voici une description des différentes fonctionnalités du moniteur d’activité.

La fenêtre principale donne donc accès à la liste de tous les processus en cours d’utilisation. Pour chacun de ces processus, on possède les informations suivantes :

  • N° de processus : il s’agit en fait d’un numéro attribué à chaque processus. De cette manière, le système peut facilement retrouver ses enfants ^^ (de même que l’utilisateur d’ailleurs, qui peut « tuer » un processus depuis un terminal en y indiquant son PID (Process IDentifier). Pour tuer un processus depuis le moniteur d’activité, il suffira de sélectionner l’entrée dans la liste et de cliquer sur « Quitter l’opération ». Tout simplement.
  • Nom de l’opération : le nom de l’application :)
  • Utilisateur : indique l’utilisateur qui a lancé l’application. De manière générale, et pour la plupart des utilisateurs, on n’aura pas énormément d’entrées : une grande majorité des processus auront été lancées par l’utilisateur courant, d’autres par le super utilisateur (root), certains sont lancés en daemon, c’est-à-dire qu’ils sont lancés en tant services. Un service, c’est une application qui est lancé en background, derrière tout en fait, et qui tourne en continu pour effectuer une tâche précise :) D’autres entrées sont également présentes, mais ne nécessitent pas beaucoup d’attention (l’utilisateur _www est par exemple utilisé pour lancé Apache, le serveur Web ;)
  • %proc : indique le pourcentage d’utilisation du processeur.
  • Fils : lorsqu’un processeur est lancé, il peut avoir envie de lancer des actions en parallèle. Les « fils » indiquent les processus lancés par le proessus maître.
  • Mémoire réelle : Mémoire réellement utilisée par le processus
  • Mémoire virtuelle : Il s’agit de la quantité de mémoire auquel le processus pense pouvoir accéder. Pour plus d’informations (et parce que je n’ai pas envie de tout détailler ici… ;) ), je vous propose d’aller lire l’article suivant (en anglais) sur Wikipédia
  • Type : depuis 2005, Apple est passé des processeurs IBM type PowerPC (G3, G4, G5 entre autre) aux processeurs Intel, d’abord les Core Duo pour finalement arriver aux surpuissants Core 2 Duo :) Pour pouvoir effectuer cette transition, ils ont du développer un système de rétrocompatibilité via le programme Rosetta. De cette manière, avec un processeur Intel, on pouvait ainsi utiliser des applications compilées pour les processeurs IBM (de part une architecture différente, un programme compilé pour un type de processeur en particulier ne peut fonctionner sur un autre… )

Dans le cadre du bas, on a plusieurs options : chacune propose des statistiques sur la section choisie :

  • Processeur
  • Mémoire système
  • Activité disque
  • Utilisation du disque
  • Réseau

Dans chacune des catégories, on a généralement les taux d’entrées/sorties, ce qui peut toujours être utile ;)