Cheveux hirsutes, répartie destructrice, philosophie de vie digne d’un adulte, … Il n’est cependant pas accompagné d’un tigre en peluche. Faites la connaissance de Pico
Papa Noël a eu difficile à trouver ma liste de cadeaux (ouais parce que j’ai été très sage. Quoi « je l’ai déjà dit »?). Du coup, le vendeur de BD World a du le conseiller un peu sur un style de bandes dessinées que je pourrais apprécier. Du coup, au pied du sapin en plastique* trônait, emballé dans du papier cadeau mauve, le premier tome de Pico Bogue. Mekeskeuçé me direz-vous… ? Une nouvelle série, parue en mai 2008 (bienvenue en 2009!… bientôt), assez sympathique de prime abord, et qui laisse présager le meilleur au vu de la première planche
Pico est un jeune garçon qui suit le cours de la vie sans visiblement trop de préoccupations. Certaines planches étoffent un peu le paysage en présentant ses parents, grand-parents, et sa soeur, Ana Ana. Chaque personne permettant évidemment de mettre en avant une réplique, généralement mignonne et drôle, du personnage principal.
D’un point de vue scénaristique, on a quand même parfois une légère impression de déjà vu. La mise en avant des enfants pour la caricature des adultes est une superbe idée, … mais d’autres l’ont peut-être déjà eue. Calvin et Hobbes, Lou, Cédille, … Parfois dans un style plus léger. Pico possède son propre environnement graphique et arrive à se distinguer sur ce plan-là, mais a parfois du mal à placer le bon gag là où il faut. C’est drôle, mignon, mais parfois un peu trop tiré par les cheveux (cheveux qu’il a en bataille d’ailleurs). D’autres fois, ça tombe à plat, et la chute est mitigée. Dommage
Je suis quand même arrivé au bout de l’album en me disant « quoi? C’est déjà fini? ».
Un petit remontant tendre et rafraîchissant qui m’a permis de garder le sourire tout au long de sa lecture, mais j’aurais apprécié avoir une petite dose de cynisme en prime
Ce premier tome n’est donc peut-être pas indispensable pour moi, mais n’est pas non plus à jeter (et il restera sur mon étagère!
).
* Aucun sapin n’aura été tué ou abattu froidement pendant l’écriture de cet article.

