Ces dernières années, OSX a fait de grandes avancées dans le domaine de la convivialité, de l’ergonomie et des interfaces « chaise-clavier » (l’utilisateur quoi…). Qu’en est-il des autres participants sur la scène des systèmes d’exploitation?
Alors évidemment, on a Microsoft avec son petit dernier, Windows Vista, qui a vraiment du mal à s’imposer, en entreprise aussi bien que chez les particuliers. D’un coté, cela se comprend : à la sortie de Vista, les machines n’étaient pas aussi puissantes qu’actuellement, le matériel était impayable, et la publicité n’a vraiment pas jouer en sa faveur. Pourtant, Vista n’est pas dénué de qualités (quoiqu’en disent ses détracteurs). De l’autre coté, on a bien entendu Linux, dont la popularité monte progressivement, notamment grâce à la qualité des dernières distributions. Je vise plus particulièrement Ubuntu, dans la mesure où c’est celle que j’utilise le plus fréquemment
.
Je ne compte pas rentrer dans la petite guerre « Leopard-il-est-plus-mieux-que-Ninux-parce-que » ou « Windows est plus abouti, il n’y a que voir les versions : Windows en est à la sixième alors que sur Mac, on en est à la dixième. C’est donc que Windows a besoin de moins de mises-à-jour pour fonctionner » (lu sur bash-fr…) mais plutôt de voir les qualités et faiblesses d’un OS par rapport à l’autre. Et non, je ne compte pas faire une bible, chacun a le droit de se faire sa propre opinion et d’autre en désaccord avec ce qui va suivre.
Les logiciels et les recommandations matérielles
OSX est fourni avec une foule de logiciels, on a un système « out-of-the-box », avec des fonctions avancées, peu (voire même pas) de configurations, une base UNIX (donc a priori « bonne »… Nonon je ne prend pas parti
), une ergonomie très bonne et une intégration des logiciels excellente. Il existe de plus en plus de logiciels pour à peu près n’importe quoi. Adium, 7zx, QuickShareIt, Omnigraffle, Antidote, iWork, iLife, … On a un environnement puissant et varié pour la plupart des tâches multimédias que demande à peu près n’importe quelle personne. Chaque Mac vendu étant également fourni avec iLife, l’intégration et l’utilisation n’en est que plus agréable. Alors quoi?
Je ne vais pas revenir sur l’arnaque que représentait les « Vista Capable », suffisamment aguicheur pour le novice, mais qui s’avéraient finalement être un gros foutage de gueule. Un peu quand même hein?
Bah alors, il est que Windows Vista n’est pas *si* terrible : ok, il ne convient absolument pas sur des machines peu récentes. Effectivement, le système d’exploitation fonctionne assez mal sur mon ordinateur de bureau, doté d’un processeur 3200+ et d’un Go de RAM. 800Mo de RAM pris après une petite phase de configuration, ça fait beaucoup. Surtout que j’aimerais bien l’utiliser un peu, mon tinateur ! Ouais bah non… Oubliez: 2Go sont pratiquement indispensables. Ceci dit, vu le prix de la mémoire, il serait dommage de s’en priver. Et Leopard alors? Il est actuellement également fourni sur des machines ayant pratiquement toutes 1Go de mémoire. 2Go étaient recommandés. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de bien se vendre. plus de nouveautés, mieux fini, … Plus « aguicheur » que Windows finalement
Sauf que…Souvenez-vous en 2001, lorsque les ordinateurs ne disposaient « que » de 128Mo de mémoire. Et que Windows XP en pompaient généreusement le double pour un fonctionnement « basique », 512 étant conseillés. Et oui, c’était en 2001
Du coté de Linux, les derniers sortis du coté des environnements sont très agréables à utiliser : Gnome arrive à sa version 2.26, et fourni une interface haute en couleur et en intégration. KDE vient de sortir sa version 4.2 (« The Answer ») qui inaugure un renouvellement, notamment par l’utilisation des dernières librairies QT. Librairies? Ah oui…
Les librairies, ça ne parle pas à tout le monde. Qu’est-ce qu’on a à faire alors? Bah il y a des personnes que cela intéresse
le suivi des projets, les updates, les changelogs, les nouveautés, les améliorations, … L’avantage avec Leopard, c’est qu’on peut s’en passer : Apple se charge de tout. Ainsi, chaque mise-à-jour de MacOSX se voit chargée d’une série de modifications au niveau des outils internes du noyau. La version 10.5.6 peut donc amener une amélioration de l’outil Tar (exemple tout pourri puisque la dernière version date de 200…3 je crois..), une nouvelle version de GCC, etc. Ces nouveautés sont généralement assez bien cachées, et Apple continue à garder son OS dans un petit parc bien fermé. Pour accéder à ses ressources, ça devient parfois assez compliqué. Sous Linux, la plupart des distributions fournissent un outil de mise-à-jour qui explique bien quels paquets seront mis à jour, pourquoi (dépendances vis-à-vis d’un autre), dans quelles versions etc. On a également le choix entre des distributions dites « stables » (ou les versions majeures des logiciels et outils ne sont que rarement mises-à-jour) et où seuls les bugs sont corrigés, des versions de développement (« testing ») où l’utilisateur a la possibilité de choisir une version encore en beta (voire même en plein développement…), et des versions dites instables (et qui portent souvent bien leurs noms) : pour exemple, les versions unstables de la distribution Debian, sur laquelle se base Ubuntu, se voient affublés du nom de code « Sid », en référence au sale gamin qui détruisait tout dans Toy Story.
Un plus grand choix pour Linux, un meilleur contrôle du système et ses envies (et nécessités), et de meilleures sources de recherches lors d’un éventuel problème.
La communauté derrière tout ça n’y est évidemment pas innocente.
Au niveau des ressources nécéssaires, les programmes en demandent de plus en plus, quelle que soit la plate-forme. Windows Vista demande un minimum de 2Go, Leopard doit en demander plus ou moins la même quantité et même les dernières versions d’Ubuntu demandent un minimum de 512Mo de mémoire. Il est clair que l’avantage va du coté de Linux, dans la mesure où on peut se passer complètement d’interface graphique, ou la remodeler en un truc super léger façon Fluxbox ou OpenBox (austère mais super fonctionnel. Sisi, essayez, vous verrez
).
Et la sécurité dans tout ça?
Windows a toujours été considéré comme une grosse passoire. Cependant, depuis quelques temps, la donne a un peu changé puisqu’on a pu voir l’arrivée d’un trojan dans les versions piratées d’iWork ’09, que Windows propose l’UAC (User Advanced Control, qui peut se traduire par « touche pas à ça p’tit con ». Oui, c’est une fonctionnalité rébarbative, voire même chiante, puisqu’après la troisième installation d’un nouveau logiciel, on a tendance à chercher comment s’en débarrasser
).
Cependant, l’UAC n’intervient que lors de l’installation d’un nouveau logiciel, ou lorsqu’un *truc* veut accéder à quelque chose auquel il n’aurait normalement pas accès. Pour rétablir l’ordre des choses : pendant plusieurs années, les utilisateurs se sont plains d’avoir les pleins pouvoirs, que les logiciels s’installent sans leur accord etc. Maintenant qu’on a une séparation utilisateur/administrateur, on se re-plaint que c’est trop encombrant. Ca sent un peu la mauvaise foi ça… D’autant plus que l’UAC est super rébarbatif lors de l’installation de l’ordi, mais montre finalement assez peu le bout de son nez quelques jours après. Sauf pour les geeks qui s’amusent à installer / supprimer dix huit programmes par jour…
Finalement, le problème vient souvent de l’utilisateur en lui-même. Ne sachant pas quoi faire, il *fait* parfois mal plutôt que de se renseigner. Et ce problème se situe autant sur Windows que sur OSX… que sur Linux. Donnez le mot de passe administrateur à un programme-qui-veut-pas-que-du-bien, je peux vous jurer que le résultat ne sera sûrement pas beau à voir…
Windows 7, le renouveau?
La sortie de Windows 7 avance à grands pas, la première Beta a été disponible jusqu’à la mi-février et j’ai eu l’occasion de mettre la main dessus. Pour une première impression, elle est globalement bonne ! Très bonne même. Le système est très réactif, le dock, même s’il est « récopié » de OSX (mauvaise langue…) apporte son lot de nouveautés et devient rapidement intuitif à l’utilisation. On a également des nouveautés coté Explorateur de fichiers et au niveau de l’utilisation en général. Ainsi, certains menus de Vista ont été remaniés pour apparaître plus ergonomiques et plus simples d’utilisation.
On garde le noyau de Vista, mais en éliminant certaines imperfections. L’utilisation en devient un vrai plaisir.
Pour le moment, j’ai parfois l’impression que Leopard se trouve un peu pris en sandwich entre une nouvelle version de Windows et la facilité de déploiement et de configuration de Linux pour une utilisation en entreprise. N’oublions pas que le ticket d’entrée pour utiliser OSX est encore le Mac Mini, vendu près de 500€ (pour du matériel d’il y a un an et demi, bravo…). Windows 7 devrait être beaucoup plus accessible, tandis que Linux tourne sur à peu près n’importe quelle machine (quatre machines virtuelles Linux sur un Quad Core au boulot
)
Alors OSX? Pour quelle utilisation et pour quels utilisateurs?