Une (très) courte introduction à LaTeX

LaTeX (prononcez LaTeK), je vois ça comme le penchant estudiantin pour la rédaction de documents (naaan je ne suis pas sectaire. C’est juste que je n’ai jamais vu une seule entreprise bosser sur des documents en LaTeX… :) ). Je vois ça aussi comme une manière de ne pas se prendre la tête pour la mise en page, de pouvoir inclure facilement des formules mathématiques dans mes documents, et de garder le contrôle sur l’agencement des éléments.

Pour ceux qui connaissent LaTeX de nom mais qui n’y ont jamais touché, oui, sa simplicité peut avoir l’air antinomique: on apprend une syntaxe particulière pour mettre des éléments en forme, puis on tape son texte. D’une certaine manière, cela permet de bien séparer le contenu de la mise en page. Combien de fois je n’ai pas pesté de rage contre Word pour qu’il me mette une liste dans le bon ordre avec la bonne tabulation. Groumpf ! Un des gros avantages de LaTeX est donc de mettre votre texte en forme à partir d’une simple macro commande.

Pour l’installation sous Mac, je vous propose la distribution MacTeX . Téléchargez, installez. Tous les outils nécessaires à son utilisation seront alors disponibles sur votre machine. Lancez ensuite le logiciel TexShop pour commander à rédiger votre document.

Une distribution est évidemment disponible pour Windows et Linux : dans le premier cas, je vous recommanderais MikTex et WinEdt (malheureusement payant). Pour Linux, passez par Synaptic pour installer LaTeX. Pour l’édition, GEdit devrait largement faire l’affaire.

Dans TexShop, commencez un nouveau document et tapez-y le contenu suivant :

\documentclass[a4paper,12pt]{report}
\usepackage[applemac]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

\begin{document}

\tableofcontents

\end{document}

Petite explication : le premier gros bloc spécifie qu’on va écrire un document de type rapport sur du papier A4. On spécifie ensuite un encodage MacRoman (applemac) avec une accentuation française.

Ensuite, on commence le document \begin{document}, et on y place une table des matières grâce à la commande \tableofcontents. Ah yeah, fini ! Tout ce qui se trouvera entre la table des matières et la fin du document sera mis en page lors de la génération du document.

Hop, c’est parti : on va commencer par créer un nouveau chapitre, puis plusieurs sous-sections (avec des sous-sous-sections, c’est plus sexy!), un peu de texte au milieu, et on va générer notre premier document.


\chapter{Un premier chapitre}
\section{Première section}
Quelques infos sur ce premier chapitre
\subsection{Sous section}
Euh...

\subsubsection{Sous sous section}

\subsubsection{Encore une…}

\chapter{Un deuxième chapitre}

\chapter{Conclusion}

On génère ensuite le document en choisissant le menu Composition > LaTeX. Si tout va bien, le document va apparaître en pdf. Petite remarque à la noix : la génération de la table des matières nécessite une deuxième passe : la première génère tous les chapitres/sections/sous-sections/… et la deuxième récupère tout ça et le place dans la table des matières.

A ce stade, vous aurez donc déjà une mise en page toute faite, et vous connaissez les macros principales pour commencer la rédaction de n’importe quel document :)

LaTeX2EPour ceux qui veulent aller un peu plus loin, je vous recommande le très bon article The Not So Short Introduction to LaTeX 2 (2,2Mo – 155 pages)