Shutdown from canapé

Sous ce titre franchement mytheux (oui je suis doué, je sais) se cache une fonctionnalité qui manquait sûrement à tous ceux d’entre nous qui

  1. ont la chance d’avoir une Apple Remote (cadeau avec les anciens Macs, 19€ pour les nouveaux)
  2. se servent de leurs Macs comme d’un Media Center
  3. aiment regarder une petite série ou un film avant d’aller dormir
  4. ont la flemme d’aller éteindre la bestiole en allant appuyer sur le bouton d’alimentation.

L’idée est donc de permettre d’éteindre la machine directement depuis FrontRow. Ce plugin est gratuit et fonctionne avec toutes les machines (Intel & PPC) tournant sous Leopard. Attention cependant, il ne fonctionne pas conjointement avec PyeTV (pour ceux qui l’utilisent… ;) )

Téléchargement : ici !

HD : le 24p, c’est quoi ?

[24p.png]Aussi utilisé sous le nom de True Cinema, 24 fps, 24 ips ou encore 24 Hz, tous ces termes/logos que l’on peut trouver sur du matériel HD indiquent une fréquence d’affichage de 24 images/seconde. A quoi cela correspond-t-il exactement ? Quels sont les avantages de cette option ? Comment cela fonctionne-t-il ? C’est ce que nous allons essayer de vous expliquer dans ce dossier dédié au 24p.

Pour connaître le principe du 24p, il faut revenir aux origines du cinéma et de la vidéo.
Du grec κίνημα, kínēma, qui signifie « mouvement », le cinéma utilisait à l’origine 10 images par seconde pour passer ensuite entre 16 à 20 images par seconde définies à l’heure actuelle comme le minimum d’images nécessaire pour un visionnage « agréable ». A l’arrivée du cinéma parlant la fréquence fut augmentée à 24 images par secondes afin que le son ne subisse pas de distorsion. Cette cadence est encore utilisée au cinéma de nos jours.

A l’arrivée de la vidéo, le système américain opta pour la fréquence de 60Hz en raison du courant électrique américain qui utilisait cette même fréquence. Pour pouvoir passer à 24 images par secondes dans les 60 trames par secondes utilisées dans le format de télévision américain « NTSC », les ingénieurs de l’époque ont inventé le « 3:2 Pulldown ». Ce système rajoute des images intermédiaires : une image affichée 3 fois, la suivante 2 fois, etc. Cela a eu pour effet une fluidité assez mauvaise sur les films de cinéma. On appelle ce phénomène le « judder ».

En Europe, la fréquence adoptée en vidéo a été le 50 Hz, en raison de la fréquence du courant électrique de 50 Hz. Pour afficher les 24 images par secondes du film, le système européen PAL a opté pour une accélération de la cadence du film de 24 à 25 images par seconde. Cela a eu pour effet d’être beaucoup plus fluide que le NTSC américain mais a apporté en contrepartie un certain nombre d’inconvénients. En effet, en accélérant le film, la durée originale s’en retrouvait plus courte et la fréquence de la bande son devenait plus aiguë ce qui a beaucoup gêné les audiophiles à l’époque du Laserdisc et du DVD. D’autre part cette accélération du film générait des accélérations de mouvement perceptible lors de certaines actions et mouvement comme les saut de personnages ou les cascades.

Pour ces raisons, à l’avènement de la haute définition, un certain nombre d’ingénieurs ont œuvré pour l’implémentation d’un standard mondial respectant la fréquence originale du film : le 24p. On doit d’ailleurs beaucoup sur ce point à des personnalités telles que le « guru » américain de la vidéo Joe Kane, les ingénieurs de Microsoft et, en France, le formateur ISF Julien Berry.

Le 24p a tout d’abord été testé sur les premiers titres HD au format de Microsoft WMV-HD, qui permettait d’enregistrer film 1080p sur un simple DVD lisible sur PC. Des titres français comme Amélie Poulain, Rabbie Jaccob, ou Taxi 3 sont sortis dans le commerce avec une fréquence d’image de 24 images par seconde précisément.
Mais on s’est vite rendu compte qu’il y avait un certain nombre de problèmes liés à la fréquence et un autre format 24p fut défini à la fréquence de 23,976 images par secondes précisément. Ce standard fut utilisé sur  feu les HD-DVD et l’est sur les Blu-ray à l’heure actuelle. En effet, tous les films Blu-ray sont enregistrés sur le support en 24p à la fréquence de 23,976.

Le 24p est donc la fréquence à laquelle les images de nos films sont captées par les caméras de cinéma (en mode Progressif) et stockées sur les masters numériques HD utilisés pour la production des Blu-ray. Avec un diffuseur compatible 24p (TV ou vidéoprojecteur), l’utilisateur bénéficie donc de l’image cinéma originelle, telle qu’elle a été enregistrée pour le cinéma. A chaque image numérisée correspond bien une image physique présente sur le support de tournage. Sans interpolation, sans conversion, ni compensation. La pureté même. En 24p, l’utilisateur est ainsi certain d’obtenir une qualité d’image optimale et de supprimer les défauts de fluidité et autres artefacts résultant des opérations de conversion.

La PS3 fût la première machine Blu-ray à être capable d’afficher du 24p. Les premières platines à pouvoir diffuser correctement du 24p on étés les platines équipées du chipset Sigma Designs SMP-8634 qui équipa en particulier les premières platines Blu-ray Panasonic, Pioneer et Sony.

Aujourd’hui, pratiquement tous les diffuseurs, sources et même amplis intégrés sont compatibles avec la fonction 24p et permettent de profiter pleinement de la fluidité d’origine, de la tonalité de la bande son non dénaturée et de la durée des films de cinéma telles qu’ils ont été conçu par le réalisateur.

Le terme 24p est donc utilisé comme une indication qu’une installation HDTV supporte la lecture de film (Blu-Ray, …) à 24 images par seconde. Avec les vidéos encodées en PAL, les images défilent à la vitesse de 25 images par secondes et à 30 images par seconde en NTSC. Néanmoins, le master du film est en général filmé en 24 images par seconde, ce qui implique que la vidéo a été altérée par rapport à l’original pour devenir compatible avec les standards PAL et NTSC.

Si la télévision et la source de la vidéo (par exemple : votre lecteur Blu-Ray) supportent la vitesse de 24 images par seconde, alors vous pouvez profiter de cette technologie. Les processeurs 24p ralentissent l’affichage au niveau de celui du cinéma, permettant d’obtenir la reproduction de la version intégrale que l’on trouve sur les disques haute définition Blu-ray. Les effets du 24p sont très évidents, notamment dans les scènes sombres où apparaissent des détails que l’on ne voit pas avec les lecteurs et les téléviseurs standards. Pour les constater, il faut que le téléviseur possède le processeur conséquent et que le lecteur Blu-ray ait la même capacité. Quelques utilisateurs ressentent d’ores et déjà cette différence alors que d’autres y sont insensibles, et c’est assez subjectif en fonction du titre et de sa qualité d’encodage.

Note 1 : tous les DVD NTSC sont en fait enregistrés en 24p nativement mais les platines sortent pour la plupart en 60hz entrelassé ou progressif. Avec une platine Blu-ray compatible 24p, les DVD américains zone 1 peuvent être correctement restitués à leur fréquence d’origine.

Note 2 : on peut trouver dans le commerce de plus de plus de TV 100Hz, 120Hz, 600Hz, etc. Il ne faut pas confondre ces 100, 120, 600Hz et le 24p. Le premier indique à quelle vitesse votre TV rafraîchit l’image : pour faire simple c’est le nombre d’image que votre TV affiche en une seconde. 24p c’est le nombre d’images par seconde de la source (DVD, Blu-Ray, …). Le nombre de Hertz est toujours intéressant pour la stabilité de l’image, plus le nombre de Hz est grand mieux c’est. Cependant, il faut faire attention, si le 100, 200, 600Hz, … etc. peuvent être très bien pour le PAL ou le SECAM car il permet d’avoir une image plus stable en multipliant la fréquence par 2, 4, … il n’en va pas de même pour le 24p. Pour pouvoir bénéficier d’une image plus stable en 24p, il faut un téléviseur capable d’afficher un multiple de 24 soit 72, 96, 120 ou encore 600Hz, ce que certains diffuseurs sont capables de faire.

Sources :

Une (très) courte introduction à LaTeX

LaTeX (prononcez LaTeK), je vois ça comme le penchant estudiantin pour la rédaction de documents (naaan je ne suis pas sectaire. C’est juste que je n’ai jamais vu une seule entreprise bosser sur des documents en LaTeX… :) ). Je vois ça aussi comme une manière de ne pas se prendre la tête pour la mise en page, de pouvoir inclure facilement des formules mathématiques dans mes documents, et de garder le contrôle sur l’agencement des éléments.

Pour ceux qui connaissent LaTeX de nom mais qui n’y ont jamais touché, oui, sa simplicité peut avoir l’air antinomique: on apprend une syntaxe particulière pour mettre des éléments en forme, puis on tape son texte. D’une certaine manière, cela permet de bien séparer le contenu de la mise en page. Combien de fois je n’ai pas pesté de rage contre Word pour qu’il me mette une liste dans le bon ordre avec la bonne tabulation. Groumpf ! Un des gros avantages de LaTeX est donc de mettre votre texte en forme à partir d’une simple macro commande.

Pour l’installation sous Mac, je vous propose la distribution MacTeX . Téléchargez, installez. Tous les outils nécessaires à son utilisation seront alors disponibles sur votre machine. Lancez ensuite le logiciel TexShop pour commander à rédiger votre document.

Une distribution est évidemment disponible pour Windows et Linux : dans le premier cas, je vous recommanderais MikTex et WinEdt (malheureusement payant). Pour Linux, passez par Synaptic pour installer LaTeX. Pour l’édition, GEdit devrait largement faire l’affaire.

Dans TexShop, commencez un nouveau document et tapez-y le contenu suivant :

\documentclass[a4paper,12pt]{report}
\usepackage[applemac]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

\begin{document}

\tableofcontents

\end{document}

Petite explication : le premier gros bloc spécifie qu’on va écrire un document de type rapport sur du papier A4. On spécifie ensuite un encodage MacRoman (applemac) avec une accentuation française.

Ensuite, on commence le document \begin{document}, et on y place une table des matières grâce à la commande \tableofcontents. Ah yeah, fini ! Tout ce qui se trouvera entre la table des matières et la fin du document sera mis en page lors de la génération du document.

Hop, c’est parti : on va commencer par créer un nouveau chapitre, puis plusieurs sous-sections (avec des sous-sous-sections, c’est plus sexy!), un peu de texte au milieu, et on va générer notre premier document.


\chapter{Un premier chapitre}
\section{Première section}
Quelques infos sur ce premier chapitre
\subsection{Sous section}
Euh...

\subsubsection{Sous sous section}

\subsubsection{Encore une…}

\chapter{Un deuxième chapitre}

\chapter{Conclusion}

On génère ensuite le document en choisissant le menu Composition > LaTeX. Si tout va bien, le document va apparaître en pdf. Petite remarque à la noix : la génération de la table des matières nécessite une deuxième passe : la première génère tous les chapitres/sections/sous-sections/… et la deuxième récupère tout ça et le place dans la table des matières.

A ce stade, vous aurez donc déjà une mise en page toute faite, et vous connaissez les macros principales pour commencer la rédaction de n’importe quel document :)

LaTeX2EPour ceux qui veulent aller un peu plus loin, je vous recommande le très bon article The Not So Short Introduction to LaTeX 2 (2,2Mo – 155 pages)