L’ombre de Big Brother a, à tort ou a raison, fait peur à plus d’une génération devenant une « figure métaphorique du régime policier et totalitaire, ainsi que (et surtout ?) de la réduction des libertés » et, heureusement pour elle, à aussi inspiré un certain nombre d’œuvres (libre à chacun de les trouver grandes ou pas) telles que les films V for Vendetta et Equilibrium, le jeu Half Life 2, … De nos jours encore, des voix s’élèvent contre les caméras dans les lieux publics ou d’autres dispositions dites « préventives » censées diminuer l’insécurité dans les rues…
Il est, cependant, intéressant de voir à quel point, quand cela nous n’est pas imposé, nous renonçons bien (trop) souvent à nos libertés et notre vie privée. Nous avons déjà évoqué ce sujet dans un de nos articles il y a de cela quelques mois et j’étais assez dépité de ne pas pouvoir vous donner de vrai exemple, à part l’affaire Marc L***, mais seulement des ouï-dire.
Or voici que les informations se prêtent fort bien à un exemple concret. Je me fait fort donc de m’en faire l’écho. Certes, depuis mon « coup de gueule » ou ma « mise en garde« , c’est selon, on a pu voir un certain nombre de reportages radio ou tv, voir même une émission complète consacrer aux réseaux sociaux, cependant je me dis qu’un nouvel exemple peut toujours convaincre un certain nombre de résistants, pensant que, tout compte fait, cela n’arrive qu’aux autres.
En effet, on peut apprendre dans la presse belge d’aujourd’hui que le FISC belge n’hésite pas a se servir de Facebook, Netlog ou encore eBay,vérifiant que le train de vie est bien en concordance avec les revenus déclarés. On apprend ainsi que :
« Les données que le fisc collecte ne sont pas une preuve, mais elles peuvent conduire à des contrôles plus approfondis« , préviennent des comptables flamands.
L’Inspection spéciale des impôts reconnaît que les contrôleurs vérifient des sites internet à la recherche d’informations sur les contribuables. »Il y a parfois des informations collectées via Facebook, Netlog ou d’autres sites de socialisation mais c’est principalement via eBay« , souligne Karel Anthonissen, directeur régional au ministère des Finances.
Depuis quelques temps donc, certains contrôleurs du fisc scrutent les profils sur Facebook, pour détecter des modes de vies qui ne correspondent pas aux revenus.
Alors, on pourrait -comme certains commentaires de notre source- crier au scandale, à la dictature, … etc. N’oublions cependant pas un certain nombre de choses :
- c’est NOUS qui remplissons, pour la plupart, les informations que l’on peut trouver à notre propos sur les réseaux sociaux, à nous de faire attention !
- la plupart des réseau sociaux nous permettent de dire QUI peut avoir accès à QUOI dans notre profil, à nouveau à nous de faire attention !
- si nous choisissons de rendre publique des informations, il est normal que n’importe qui finissent par les voir, y compris un organisme d’État, à nous d’y faire attention !
- si on a quelque chose à se reprocher, on peut espérer que les personnes concernée seront assez intelligentes que pour ne pas le crier sur les toits des réseaux sociaux, à nous de faire encore et toujours attention !
N’oublions pas que « tout ce que nous dirons pourra et sera retenu contre nous », alors… A nous de faire attention ! Et, sachez le, vous pouvez vous « dé-facebooker »