Android 2.3 pour HTC Hero

Les articles se suivent et se ressemblent. Après une première version expliquant comment installer facilement FroYo sur le Hero, et plus généralement, comment rooter un terminal sous Android, je vous propose une petite série de liens pour la mise-à-jour du Hero sous Android 2.3, cn Gingerbread.

Depuis quelques semaines, Cyanogen propose des versions basées sur Android 2.3.2, et comme d’hab, plusieurs forks sont tirés de cette pré-version. Parmi celles-ci, on peut citer:

  • CM7 Original Rom
  • Elelinux Gingerbread
  • TastyGinger
  • CronosGinger

Pour ma part, je me suis basé sur la CronosGinger, en suivant cette marche à suivre-ci. J’ai rencontré un problème au niveau du patch pour obtenir le launcher Gingerbread (flash impossible et redémarrage en boucle).  Pour ceux que cela intéresse, commencez par flasher la recovery (pour ceux que ne l’ont pas encore exécutée, cette étape est expliquée dans un précédent article). Préparez ensuite les deux (ou trois, mais sans garantie) fichiers suivants :

Pour la marche à suivre, suivez la mise-à-jour pour la version 2.2, mais remplacez la ROM par celle téléchargée ci-dessus (sans oublier les wipes etc.). Redémarrez la machine dès que l’OS sera fonctionnel, puis retourner dans le mode Recovery et lancez le flash sur les Google Apps. Sans cette étape, vous n’aurez pas accès au Market ni aux autres applications Google normalement installées par défaut.

Niveau améliorations, je ne constate pas de grosses différences par rapport à la FroydVillain 1.6 sur laquelle je tournais précédemment. Ceci dit, je n’ai pas (encore) eu de bugs sur cette 2.3.2 et tout a l’air de bien fonctionner (Data, GPS, applications, …). A vous de voir: si la Recovery a déjà été flashée et que vous comptez quand même mettre à jour, pourquoi pas. Pour ceux qui sont contents de leur 2.2 (voire 2.1) actuelle, ne vous emmerdez pas.

La liste des changements apportés par la CM7 est disponible ici .

Android 2.2 sur HTC Hero

android-2-2-froyo-logoAndroid, le grand concurrent actuel d’iOS. , tout d’abord parce qu’il équipe une bonne partie des Smartphones du marché, mais parce qu’il commence également à être installé sur les tablettes concurrentes de l’iPad… Il s’agit d’un système d’exploitation conçu à la base par la société Android et racheté par la suite par Google en 2005. Android 1.5 a sans doute été le point marquant dans la montée de l’OS, qui a connu depuis tout plein de versions, toutes surnommées suivant un code choupi-gastronomique (Cupcake pour la 1.5, Donut pour la 1.6, Eclair pour la 2.1, FroYo pour la 2.2, et bientôt Gingerbread pour la 2.3.)

Bref pour l’idée : on a d’un côté un OS Open Source et de l’autre toute une série de constructeurs qui s’en donnent à cœur joie pour faire prévaloir le droit de sodomie marketing (ie. « Votre téléphone, là, il est vieux non? Vous voulez pas changer? Non? Bon bah il est plus supporté alors, faut le changer! »). L’avantage dans tout ça, c’est que d’une part, on a pas mal de modders qui s’occupent de créer des ROM Android basées sur les releases officielles pour les appliquer sur plein de terminaux différents, et de l’autre, des constructeurs qui ne peuvent assurer la pérennité du support de tous leurs matériels. Tout bénef’ pour le consommateur finalement, puisque les dernières avancées technologiques pourront profiter à tous, même si le constructeur tente de vous pomper le portefeuille.

Une des autres forces d’Android est la facilité à modifier l’interface de base et à la personnaliser grâce à une série de Widgets et d’applications. Chaque constructeur ajoute ainsi sa couche personnelle (Sense pour HTC par exemple). Grâce à la disponibilité de tous ces widgets, les ROM custom peuvent concurrencer les releases propriétaires (qui elles-mêmes se basent généralement sur des solutions open source…). Pour certaines, elles se permettent même de sortir des updates OTA (Over The Air), même plus besoin donc de se prendre la tête, puisque seule la première mise-à-jour présentera quelques complications ;) .

L’idée ici est de décrire la procédure pour installer une ROM custom sur un HTC Hero, dont le dernière version supportée est et sera la version 2.1. Deux projets sortent actuellement du lot :

Personnellement, j’ai choisi la deuxième (parce que mon collègue d’en face a pris la première. Aucun a priori.). La première étape pour modifier son téléphone est de le rooter. Pas que cette étape soit compliquée, mais elle nécessitait quelques modifications et connaissances (en copier/coller) pour être appliquée. Il existe cependant un petit outil qui fait très bien son job et qui fonctionne en interface graphique, directement depuis le téléphone: Universal Androot.

Après cette étape, téléchargez la ROM qui correspond à vos attentes, stockez là sur la carte SD de votre téléphone (à la racine par exemple), et installez l’application ROM Manager. Une fois installée, lancez l’application et choisissez la première option qui consiste à flasher le recovery (pour y installer une sorte de Shell de secours, qui permettra de faire les backups avec NAndroid, flasher le système, nettoyer les informations, toussa…). Le système va alors vous demander d’installer une dépendance qui va en fait flasher le terminal pour y installer un recovery modifié. Vous pourriez y accéder par la suite en appuyant sur les touches Home et Power du Hero lorsque le terminal est éteint.

Une fois que ça sera fait, toujours depuis ROM Manager, redémarrez en mode Recovery.

Il vous faudra d’abord effectuer un backup du téléphone, suivi par un wipe complet. La première étape est complètement optionnelle (mais super recommandée!), mais si vous ne faites pas la seconde, il y a de fortes chances que l’installation ne puisse se terminer.

Commencez donc par sélectionner la ligne Nandroid, puis la ligne Backup. En cas de soucis, revenez sur cet écran et sélectionnez l’option Restore. Pour le wipe, sélectionnez l’option Wipe cache, puis Wipe data/factory reset. That’s it ! :)

Il vous faudra ensuite choisir l’option Install zip from sdcard, puis naviguez sur la carte SD pour sélectionner le fichier .zip contenant la ROM. Confirmez. L’installation commencera ensuite. Lorsque votre téléphone redémarrera, il sera en 2.2 :) (Cette installation peut prendre un peu de temps, entre 10 et 20 minutes d’après tout ce que j’ai pu lire. Si vous arrivez à dépasser les 40 voire 60 minutes, réessayez avec un wipe complet, voire même une autre ROM =/ ).

En cas de soucis pendant le flashage, vous pourrez toujours redémarrer l’appareil (méthode bourrine – en retirant la batterie par exemple). Tant que le mode recovery est accessible, il n’y a - a priori - aucun soucis à se faire, puisqu’il y a aura au moins une ROM dont l’installation réussira. Au pire, un reset des paramètres depuis Nandroid et vous serez reparti :) .

Quels sont les avantages? Le HTC Hero est un terminal qui commence un peu à dater  – pas de CPU SnapDragon, moins de RAM que les nouveaux modèles… – , mais qui peut encore rivaliser facilement avec des terminaux milieu de gamme actuels. La mise-à-jour vers FroYo permet ainsi d’avoir accès à la dernière version d’Android, de se débarasser définitivement de Sense, et d’avoir un terminal pour réactif, plus à jour. Simplement. N’espérez pas pour autant avoir un Android tout démuni : La FroydVillain 1.6 (testée ici) vient avec son paquet de modifications (notamment LauncherPro, qui remplace Sense en ++ mieux) et offre un système vraiment fluide et agréable à utiliser. Il manque quelques applications (Digit Clock Widget par exemple), mais vous aurez vite fait de tout réinstaller en utilisant AppBrain ou le Market, pas vrai? ;)

Notez bien que je ne peux être tenu responsable du moindre dommage fait à votre téléphone ou à un quelconque appareil suite à ces modifications :p (naaaan mais des fois que…)

Pour le wallpaper du Hero sur la dernière photo, l’image vient d’un fanart de Boulet (que j’adore).

Fortran sur Mac OSX

Avec les Developer Tools présent sur les DVD d’installation de ses systèmes d’exploitation, Apple propose une très bonne plateforme de développement sur Mac, et ce, gratuitement.

Grâce à ce paquet d’installation, tout le monde peut donc avoir accès à XCode, GCC, G++ et quelques autres outils pour développer tout plein d’applications super indispensables. C’est un peu le pied pour les étudiants et les professionnels, puisqu’il s’agit d’un environnement puissant et complet, au même titre que ses concurrents, sauf qu’il a en plus le mérite d’être divinement bien intégré dans l’OS.

Pour les étudiants cependant (et pour d’autres aussi sûrement. Manifestez-vous!), un problème se pose quand même puisqu’XCode ne permet pas de compiler tous les langages (on s’en doutait un peu quand même), notamment Fortran (ou Cobol, ah !!), même s’il offre quand même la coloration syntaxique pour une grande partie d’entre eux. Pour ce petit test, j’ai pu ressortir un morceau de code vieux de six ou sept ans dans lequel l’objectif était de traduire un algorithme provenant d’un code C ou C++ en Fortran, en tirant parti des capacités de calcul de celui-ci, et permettant de calculer le pivot de Gauss. Putain que ça me manque… bref.

Première étape, puisqu’aucun compilateur Fortran n’est disponible avec les Developer Tools: se choper un compilateur. Par facilité, autant télécharger gFortran qui fait très bien son boulot et qui supporte une bonne flopée de normes Fortran (F90, F95, 2003 et 2008 depuis la dernière version de gFortran). A noter que non, la norme f77 n’est pas supportée, et que si vraiment nécessaire, il va malheureusement falloir se tourner vers un autre compilateur. L’installation se passe sans douleur, et une fois terminée, vous pourrez lancer vos commandes adorées via un Terminal.

Deuxième étape: il en faut vraiment une ? ;) Pour ceux qui cherche impérativement à intégrer gFortran dans XCode, sachez qu’il existe un plugin à installer et qui permet d’avoir la compilation à portée de main dans ses projets. Sauf que son installation est franchement galère et que j’ai préféré passer la main, faut de réelle nécessité. Pour ceux que cela intéresse, le lien est ici.

Références

Firefox 4 Beta, à la (re)découverte du Web

Firefox a toujours été un acteur majeur dans le domaine de la navigation sur le Web. Le projet a débuté en 2002 sous le nom de Phoenix, et a ensuite été renommé en FireBird. Déjà à l’époque, et même en version béta, il offrait une alternative à un Internet Explorer 6.0 envahissant et bien trop buggé. A ses débuts, il a apporté une bonne série d’améliorations ergonomiques qui ont attiré de plus en plus d’utilisateurs lassés d’un navigateur imposé par la firme de Redmond. D’autres alternatives étaient également présentes (notamment Opera), mais étaient bien moins convaincantes que celle qui allait arriver ;)

Firefox est basé sur le moteur Gecko, propre à la fondation Mozilla, qui n’a cessé d’évoluer depuis les premières versions, en suivant les révisions de navigateur Web. Dès le début, et parmi les principales fonctionnalités, nous pouvions déjà trouvé la navigation par onglet, une plus grande paramétrisation des informations concernant la vie privée, la possibilité de personnaliser l’application grâce à des thèmes, et finalement la possibilité de personnaliser le tout via un système d’extensions! A coté de cela, Internet Explorer 6 n’avait pas énormément de chances: entre ses applets ActiveX qui pouvaient détruire un système tout frais, son manque d’originalité, son ergonomie bancale et son non-respect des normes W3C, Microsoft s’est bien reposé sur ses lauriers et n’a pas senti la boule de poils rouges à temps. Comme je le disais plus haut, même si d’autres alternatives existaient déjà, Mozilla Firefox a énormément contribué aux succès de navigateurs tiers.

Actuellement, on trouve des dizaines de possibilités différentes, les principales étant Internet Explorer 8.0 (la version 6 occupant encore et toujours une place prépondérante, mais de plus en plus restreinte, puisqu’installée par défaut sur beaucoup de systèmes d’exploitation dans des multinationales capitalistes qui puent), Opera dont les fonctionnalités dépassent de beaucoup celles d’un simple navigateur (client Mail, IRC, …), Safari à présent porté de Mac OS vers les plateformes Microsoft, … et Chrome, le petit nouveau de Google, basé sur le projet libre Chromium. Avec tous ces choix, il était évident qu’une seule application ne pouvait conserver le leadership, et que les innovations allaient survenir de plusieurs cotés simultanément. De ce point de vue, Firefox a pas mal stagné depuis la sortie de la version 3.0 (et depuis la venue de ses concurrents directs, dont les avancées technologiques ont été très rapides). Pour illustrer ceci, quelques dates: la première version de Firefox est apparue fin 2004, alors que le projet Chromium a sorti sa première release stable en 2008. Actuellement, les deux navigateurs sont à égalité au niveau des fonctionnalités (« oui mais y’en a un qui a Google derrière lui! »)

J’avoue. Depuis la publication des extensions XMarks et AdBlocks pour Chrome, j’ai laissé tomber Firefox. Ceci est purement subjectif, mais je trouvais Chrome beaucoup plus rapide, plus « léger » et finalement tout aussi fonctionnel. La version 4 de Firefox va peut-être changer la donne…

Outre les nouveautés flagrantes qui concernent l’ergonomie et le design de l’application en lui-même, on trouve un tas de nouveautés intéressantes sous le capot: le support multitouch, WebM et les vidéos HD, les Websockets, le support d’HTML5 et de CSS3, la continuité du fonctionnement de l’application si une extension (Flash, Silerlight ou Quicktime) venait à planter, et finalement le support de bases de données indexées intégrées, permettant aux développeurs de stocker des données au travers d’application Web — la concrétisation de Google Gears à portée de tout le monde finalement… ;) (je me demande si cette dernière feature ne fait pas partie des specs d’HTML 5 d’ailleurs…?). A tout cela, on ajoute une rapidité et un confort d’utilisation accrus.

Je compte bien redonner sa chance à Firefox avec cette version. Par nostalgie, mais également (et simplement) par pur intérêt. Si vous en avez le temps, foncez télécharger cette version, participez aux sondages, envoyez des rapports de bugs… La version finale n’en sera que meilleure! ;)

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Références