Des Blu-ray double-couche de 67 Go à l’horizon !

Depuis la sortie du Blu-ray, de nombreux constructeurs ont réfléchi à des moyens d’augmenter la capacité de ces médias afin de dépasser les 50 Go proposés sur deux couches. La principale solution proposée reposait sur l’augmentation du nombre de couches : 4, 8, voire même 10. Mais si ces réalisations sont possibles en laboratoire, elles sont délicates à mettre en œuvre de par le fait qu’il faille arriver à faire des couches suffisamment transparentes que pour laisser passer le laser, tout en étant assez opaque que pour renvoyer la lumière. L’autre enjeu de taille étant d’arriver à créer un système permettant de focaliser précisément le laser sur une couche tout en récupérant un signal clair qui ne soit pas trop parasité par la réflexion des couches adjacentes.

Un document présenté lors du Symposium international du stockage optique qui s’est tenu en Octobre dernier à Nagasaki, au Japon, décrit une nouvelle méthode développée grâce à des recherches conjointe de Sony et Panasonic permettant d’augmenter la capacité de chaque couche pour la porter à 33,4 Go, soit 66,8 Go pour un disque double couche.

Des chercheurs ont mis au point un algorithme, le i-MLSE (Maximum Likelihood Sequence Estimation Evaluation Index) qui permet une amélioration du traitement du signal renvoyé lors de la lecture, permettant ainsi d’augmenter la densité des données, les espaces entre les « creux et bosses » symbolisant les 0 ou 1 étant réduits. Mais cela ne s’arrête pas la. En effet, cet algorithme permet également une meilleure tolérance aux erreurs de gravure !

Il s’agit d’une amélioration purement logicielle qui pourra s’accommoder des composants des lecteurs et graveurs actuels. Logiquement, une rétrocompatibilité avec les lecteurs Blu-ray existants devrait être possible par simple mise à jour du firmware pour que cette avancée technologique soit intéressante, mais ce n’est pas certain : le traitement du signal amélioré nécessite une puissance de calcul accrue qui pourrait ne pas être supporté pas nos appareils. De plus, cette nouvelle norme doit encore être acceptée par la BDA (Blu-ray Disc Association), ce qui pourrait arriver plus tôt que prévu, sachant qu’elle est supportée par deux poids lourds, Sony et Panasonic.

Source : HD-Fever & Mac-Génération.

Noyaux Snow Leopard : 64 ou 32bit

Il y a maintenant plusieurs semaines, une note technique d’Apple, destinée aux programmeurs, informait que la plupart des Macs ne démarreraient pas, par défaut, sur un noyau 64 bits ! Alors que les gens concernés n’en étaient pas le moins du monde choqués, le « grand public » s’est sentis spolié, allant pour certain, jusqu’à réclamer à corps et a cris le 64bits et ses bénéfices (surévalués).

Prenons le temps de réfléchir deux minutes avant de crier à l’assassin et d’aller manifester notre mécontentement à gros coup de cailloux et de pingouins militaires…

Petit point sur la situation…

Pour utiliser des applications 64 bit sous Windows, il vous faut une version 64 d’un OS de Microsoft. Malheureusement, ces versions ont été (et sont encore) difficiles à déployer : son noyau étant, comme son nom l’indique, en  64 bits, il faut que les pilotes (drivers) des périphériques le soient également. Tant que ce n’est pas le cas, aucune adoption massive de ces versions de l’OS n’est à espérer. En 64bits, pour faire fonctionner les programmes 32bits, Microsoft utilise une technologie connue sous le nom de WOW (Non, pas « World Of WarCraft« , tu sors !!! Cela signifie « Windows on Windows« ) : c’est une couche d’abstraction peu évidente à mettre en œuvre et difficile à maintenir.

Linux, de son côté, ayant un noyau monolithique, le noyau 64 bits est indispensable pour une version 64 bits d’une distribution (Ubuntu, SuSe, …). Les pilotes sont chargés comme modules la plupart du temps, mais ils doivent également être 64 bits aussi.

Du côté de Mac OS X, c’est différent. Il est le seul système d’exploitation qui permette d’avoir un noyau 32 bits et des applications 64 bits… pour autant que vous ayez un processeur Intel Core 2 Duo (ou supérieur). C’est à dire que les processeurs 32 bits (Core Solo, Core Duo) ne peuvent faire tourner qu’un OS 32 bit (et donc un noyau 32 bit) alors que les processeurs 64 bits (Core 2 Duo, Core 2 Quad) peuvent faire tourner Snow Leopard en 64 bits avec un noyau 32 ou 64 bits.

Feuille de route initiale pour le noyaux OS X.

A ce titre, on peut dire que Snow Leopard est un OS 64bits : toutes les applications promises par Apple tournent en 64 bits ainsi que des applications tierces. Cela présente des avantages en vitesse d’exécution, vitesse de lancement, adressage mémoire au delà de 4 GB, taille des fichiers supérieure à 4 GB, etc. et ce, même avec son noyau en 32 bits.

J’en entends encore qui crient au scandale, là, dans le fond. Je vais donc finir d’éclaircir les choses. Le fait que le noyau soit en 32 bits permet :

  • de ne pas avoir à chercher partout des pilotes 64 bits
  • que toutes les applications soient compatibles sans (trop) problèmes

Ceux qui se sentent lésés ne se rendent pas compte que, en fait, c’est donc plus par soucis de simplicité et de stabilité pour l’utilisateur que le noyau est en 32bits qu’autre chose. De plus, les principaux avantages d’un noyau 64 bits sont :

  • la diminution de limitations de ressources (plus de 4Go de RAM) et
  • un meilleur échange mémoire.

Deux choses qui sont surtout utiles pour les serveurs.

Ceci étant, que les acharnés du 64 bits se rassurent, dans plusieurs mois, quand tous les drivers auront été adaptés, réécrits, recompilés et, espérons le, optimisés ; … chacun pourra choisir de démarrer son mac avec un noyau 64 bits. Et, à ce moment la, peut-être que cela aura un impact significatif. D’ici là, j’ai bien peur que non, car, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le 64 bits n’est pas la panacée : cela ne va pas faire aller nos PC/Mac deux fois plus vite, ni le rendre plus surs, plus stable, etc. Passer en 64bits et, surtout, ressentir ses avantages dépendant, avant toute choses, du contexte de travail : OS (Snow Leopard, Vista, Linux); usage (serveur, client); etc. Et, de manière générale, un usage personnel de son mac ne justifie pas le passage du noyaux en 64bits.


Mon Mac est-il capable de démarrer avec un noyaux 64 bits ?

En voila une question qu’elle est bonne… La réponse d’Apple est :

Screenshot

Conclusions :

  • Les Xserve (2008 et 2009) démarrent, par défaut, en mode noyau 64 bits.
  • Les autres sont « capables » (ou, du moins, devraient l’être) de démarrer en mode noyau 64.

Nous verrons dans un prochain article comment voir quel noyau votre Mac prend au démarrage et aussi comment demander a votre Mac de démarrer en noyau 64bit le cas échéant.

Sources : Mac Bidouille, Mac Génération et Mac Local.

Buy or not buy a new MacBook (Pro), that’s the question…

CoreI7_logo2

Il y a de cela quelques mois, Intel (on en parle beaucoup d’eux ces derniers temps :-) ) a sorti une nouvelle architecture de processeur, le Core i7 – Nehalem. Ils représentaient (et représentent toujours) une évolution majeure au niveau de processeurs :

  • 4 coeurs,
  • hyperthreading,
  • intégration du contrôleur mémoire,
  • utilisation d’un nouveau bus de données système et inter-processeur,
  • intégration d’un processeur graphique (sur certaines déclinaisons) et
  • d’un contrôleur PCI-Express.

Bref, une super bête de course, un « truc de ouf » comme dirait mon neveu, et pour cause, le gain de performance se situe entre 10 et 30% suivant les cas et les applications concernées ; une différence non négligeable, vous en conviendrez…

Nous étions donc impatients de les voir débarquer dans nos portable, d’autant plus lorsqu’on a vu les benchmarks fleurir sur internet mettant bien en avant la différence significative entre l’ancienne génération et les i7. Bref, que du bonheur… Ou presque ! En effet, deux points négatifs nous faisaient peur : leur consommation bien plus grande que leur prédécesseurs et le chipset graphique intégré au CPU !

Pour la consommation, tout le monde comprend pourquoi : plus un CPU consomme, plus la batterie va lui donner du courant ; et plus la batterie donne de courant, moins longtemps elle tient. On risque donc de voir l’autonomie de MacBook (Pro) basés sur les i7 fondre comme neige au soleil. Les Cores i7 pour portables consomment entre 45 et 55W là où leur prédécesseurs se situaient entre 25 et 35W, soit quasiment deux fois plus (ils ont également deux fois plus de coeurs, ceci expliquant peut-être cela). Une consommation doublée, voila qui fait très peur surtout pour des portables ! Ceci étant les cartes mères accueillant les i7 seront plus simples puisqu’elle peuvent se passer de chipset avec carte graphique intégrée (un élément, qui consomme, en moins) ainsi que de contrôleur de mémoire (encore une élément en moins à alimenter). Cependant, d’après les première informations, même comme ca, les i7 consomment encore (beaucoup) trop (cf plus bas dans cet article)…

De plus, l’intégration de la carte graphique n’est pas forcement une bonne chose, surtout lorsqu’on sait que, au niveau graphique, chez Intel, ils sont (excessivement :-P ) loin de leur concurrent direct, nVidia, pour ne pas le citer. Comment se contenter d’un « petit » GMA alors que les 9400M, par exemple, de nVidia font des ravages : décodage HD, rendu 3D, etc. C’est d’autant plus vrai qu’une des grandes nouveautés de Snow Leopard est OpenCL, fonctionnalité permettant de tirer parti de toute puce apte à aider aux calculs : CPU, GPU, … etc. et où, donc, la différence entre un chipset Intel et nVidia se fera d’autant plus sentir ! Il n’y a donc aucun intérêt à préférer une solution avec une partie graphique comprise dans le CPU. Et ce raisonnement fonctionne pour les deux parties : pour les clients, qui, à priori, n’ont aucun intérêt à se contenter d’un matériel moins performant ; mais également pour Apple qui essaye d’imposer (et de rendre standard) OpenCL !!! Comment justifier la présence et l’utilisation de cette fonctionnalité et intéresser les programmeurs ainsi que les clients en mettant en avant l’OpenCL si cette solution peine à remplir son rôle du à la présence de composants peu performants.

Malheureusement, ce choix n’est ni entre nos mains ni entre celles d’Apple.En effet, suite au fait qu’Intel refuse de délivrer des licences permettant à d’autres fondeurs de puces de faire des chipsets pour les Core i7, nVidia à décidé de cesser de développer des chipsets. Le Geforce 9400M n’aura pas de successeurs.

Nous voila donc devant un dilemme : acheter un MacBook (Pro) maintenant ou attendre les nouveaux ? Si nous achetons maintenant, nous auront un MB(P) qui a eu l’occasion de faire ses preuves : une bonne machine, de puissance (plus que, diront certains) raisonnable, avec un très bon chipset nVidia (ainsi qu’une carte graphique de même marque pour les modèles de haut de gamme) et une autonomie pouvant flirter avec les 7h… Bref, un excellent produit ! Si nous décidons d’attendre, certes nous aurons un MB(P) plus rapide, plus performant (en terme de CPU au moins), par contre concernant le chipset graphique, une partie d’entre nous risque d’être déçue, tout comme l’autonomie (supposée) des nouveaux modèles. On ira donc plus vite (10 à 30%), on pourra fait plus de chose à la fois (plus de coeurs), mais nous n’iront pas plus loin ni graphiquement ni temporellement… Que faire donc ?

Heureusement, des informations récentes viennent aider à la réflexion : lors de l’ IDF, (Intel Developper Forum), Intel a dévoilé sa nouvelle gamme de Core i7 basés sur l’architecture Nehalem pour portables. Ces puces existent en trois gammes, toutes dotées de quatre coeurs. Les Core i7 920XM, 820QM et 720QM, allant respectivement de 2 à 3.2 GHz, 1.73 GHz à 3.06 GHz et 1.6 à 2.8 GHz et dépourvu de circuit graphique intégré. Oui vous avez bien lu, dépourvu de circuit graphique intégré, ce qui annule notre seconde peur.

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Intel a fourni un portable de test à plusieurs sites. Tous ces tests soulignent les performances excellentes de ces processeurs… Malheureusement l’autonomie brille par son absence : l’un des site a réalisé une épreuve de surf sur Internet en Wi-Fi et le portable a tenu 1h20. Un autre a lancé la lecture d’un DVD rippé, la machine s’est éteinte au bout de… 58 minutes. Voila qui rend d’autant plus vive notre inquiétude… Que faire donc ? La gamme actuelle de MB(P) à largement 4h d’autonomie (et plus avec Snow Leopard) et pour la prochaine gamme on devrait se contenter de même pas 2h !!! C’est inconcevable !

La solution pourrait venir des prochains processeurs Nehalem pour portables, nom de code « Arrandale« . Ils auront « que » deux coeurs (contre 4 pour les i7 actuels) et une finesse de gravure de 32 nm contre 45 nm aujourd’hui. Ils auront une puce graphique intégrée. Leur nombre de cœurs divisé par deux ainsi que leur gravure plus fine nous fait espérer une consommation, elle aussi, divisée par deux pour retomber au alentours de 25W telle que nous la connaissons à l’heure actuelle.

La mise en production des Arrandale est prévue avant la fin de l’année, ce qui rend possible une disponibilité au tout début 2010. La réponse à la question est cependant toujours difficile à prendre. Pour ma part, je pense qu’elle sera : Oui, achetons un nouveau MacBook (Pro), une fois qu’ils seront équipés d’Arrandale : ils devraient avoir une autonomie similaire aux MB(P) actuels, être plus performants (merci les Core i7), … etc. Avec ces données et la consommation actuelle des Core i7 mobiles, je pense que cela serait une erreur pour Apple d’en faire l’intégration dans sa prochaine génération de portables. Seul ombre au tableau nous allons perdre des performances au niveau de graphisme (Jeux, Décodage film HD, …) ou en autonomie, mais cela ne concerne les besoins que d »une partie de client Apple. En effet, Cupertino sera très certainement obligé de rajouter une carte graphique dédiée même sur les MacBook (une perte d’autonomie en vue sans doute) : il leur serait inconcevable de vendre un portable non compatible Open CL !

Source : Clubic, MacBidouille & MacGénération.

Intel – Light Peak : Un standard pour les gouverner tous !

A l’occasion de l’Intel Developper Forum (IDF), Intel a fait une démonstration de Light Peak : celle-ci consistait à lire un fichier HD depuis un disque SSD sur un moniteur haute définition, les deux périphériques étant relié par un câble Light Peak. Cette technologie, visant à devenir un standard, permet des transferts de données haut débit par fibre optique.

Elle aurait été développé par Intel suite à une demande d’Apple qui remonte à deux ans : Steve Jobs et Paul Otellini, CEO d’Intel, se sont mis d’accord pour mettre au point ce nouveau connecteur. Le cahier des charges précisait que Light Peak ne devrait être composé que d’un seul connecteur (contrairement au Mini DisplayPort, par exemple), devait être optique, et devrait pouvoir transporter toutes sortes de données sans que l’utilisateur soit obligé de jongler entre les câbles. Dans l’idée, Light Peak doit remplacer tous les connecteurs intégrés à un ordinateur, mais également à n’importe quel appareil (e.g. iPhone, iPod, …).

D’après une roadmap qu’Engadget dit avoir consultée, Apple sortirait ses premiers Macs équipés de ce standard à la rentrée 2010. Une version basse consommation de Light Peak serait ensuite introduite courant 2011 à destination des terminaux mobiles (smartphones, baldeurs, MID, …), cependant, rien n’est moins sur… Dès 2007, il était question qu’Apple intègre la nouveauté sur l’iPod et l’iPhone. Mais le développement a connu des ratés, et les premières machines à disposer du nouveau connecteur devraient être dévoilées à l’automne 2010, sans doute des MacBook.

Light Peak est censée donc, à terme, enterrer les normes USB, Firewire, Ethernet,  SATA ainsi que les différentes sorties vidéo existantes. Cette technologie peut en effet supporter différents protocoles de transfert avec un débit annoncé de 10Gbit/s dans un premier temps et jusqu’à 100 Gbit/s dans les 10 prochaine années. Elle a été présentée  la semaine dernière sur un Hackintosh (ordinateur tournant sous Mac OS X). LP permettrait ainsi de connecter de nombreux périphériques dur via un câble dont la longueur pourrait atteindre les 100 mètres.

Cette technologie aurait bien des avantages, tant pour les constructeurs que pour les utilisateurs finals : une plus grande simplicité, des économies d’échelle (un standard au lieu de quatre (voir plus)), de meilleures performances, etc.

lightPeak

Le but d’Intel et d’Apple est ici de proposer un câble unique qui correspondrait à de très nombreux usages, afin de simplifier la vie de l’utilisateur tout en étant moins limité que l’USB et relativement peu coûteux. Le géant de Santa Clara serait en  train de travailler avec des constructeurs afin de faire de cette connectique un nouveau standard mais rien ne semble filtrer de ces transactions…

Cela pourrait bien être une révolution dans nos ordinateurs. Il reste néanmoins des questions et des incertitudes : si Apple utilise réellement cette technologie, la firme de Cupertino passera-t-elle à l’USB 3.0 ? Apple passera-t-elle a ce type de connexion pour les iPod et iPhone, si oui quand exactement ? Quelle sera la réaction des défenseurs des normes USB, FireWire, Ethernet, … ?

On se demande plus particulièrement ce qu’il advient de l’USB 3.0 qui pourrait entrer en concurrence directe avec la technologie Light Peak, mais qui aura l’avantage d’alimenter le périphérique.

Téléphonie Mobile : un chargeur universel ?

Le congrès mondial de la Téléphonie Mobile (Mobile World Congress, MWC pour les intimes) a fermé ses portes, jeudi (26 Février) soir à Barcelone avec, semble-t-il, un bilan mitigé : on a pu voir quelques annonces assez intéressantes mais seuls 47.000 visiteurs sur les 60.000 attendus ont visité le salon (à titre de comparaison le MWC’08 a drainer 55.000 visiteurs). Cependant, pas d’inquiétude, tous les grands constructeurs passeront l’hiver… heu… la crise financière, pardon.

Au menu des diverses nouveautés le tactile et les services ont eu leur heure de gloire mais, et c’est un réel tournant, l’environnement était aussi de la partie. Plusieurs annonces ont été faites dans ce domaine.

Ces dernières années les efforts de la téléphonie mobile en faveur de l’environnement ont été, jusqu’à présent, assez timides pour ne pas dire, carrément discrètes : en effet, aucune révolution visible sur les produits n’est apparue… À l’instar du secteur hi-tech en général, les grands noms de la téléphonie se servent de la tendance green depuis plusieurs années. Véritables arguments marketing et aides à la communication (cf la dernière publicité TV d’Apple, merci Greenpeace, qui a su faire bouger la marque), l’écologie, la consommation de C02, … etc. sont dans presque toutes les bouches. Bref, une petite pointe de vert, c’est toujours bon pour booster les ventes, au point d’en faire oublier la potentielle (oui, je prends des pincettes ;-) ) nocivité des ondes électromagnétiques.

Nokia continue sur sa voie et travaille à de nouveaux produits faits à partir de produits recyclés. Samsung annonce un téléphone composé de matériaux recyclés et dont la recharge pourrait se fera grâce au soleil (en plus d’une recharge classique). LG parle de produit ayant des innovations identiques. d’une gamme identique, tout comme ZTE, qui va lancer un téléphone à énergie solaire dans les pays émergents où l’électricité est encore une denrée rare.

En plus de cela, chaque marque y va de son emballage écolo par ci, matériaux recycler par la, … etc. A peu près tous les grand constructeurs parlent également de «chargeurs économes». Toutes ces innovations vertes sont fait, non seulement pour répondre à une demande des consommateurs qui, dans ce domaine, est quasi inexistante; mais aussi, et surtout, pour faire des économies. Sony-Ericsson souhaite, par exemple, réduire de 40% ses émissions de CO2 d’ici 5 ans.

Venons en a l’information sans doute la plus intéressante et la plus utile pour tout un chacun. Lors du WMC, il a été annoncé que, des 2012, d’un chargeur de batterie universel compatible avec tous les téléphones du marché. En effet, sur préconisation de la Commission européenne, dix-sept constructeurs (AT&T, KTF, LG, mobilkom Autriche, Motorola, Nokia, Orange, Qualcomm, Samsung, Sony Ericsson, Telecom Italie, Telefónica, Telenor, Telstra, T-Mobile et Vodafone… Apple brille malheureusement par son absence (pour le moment du moins)), se sont engagés à créer ce produit standard, qui vise notamment à réduire la multiplication des chargeurs, quasi-inévitable en cas de changement de mobile.

Afin de réduire l’impact environnemental et énergétique qu’occasionnent la fabrication et l’utilisation de différents types de chargeurs pour téléphone mobile, un regroupement de fabricants et d’opérateurs s’est fixé pour objectif la création d’un chargeur universel, à prise USB, d’ici 2012, pouvant être utilisé sur différents modèles de téléphones mobiles présents et futurs.

Selon l’association GSM, qui pilote cette initiative, la production actuelle de chargeurs génère plus de 51.000 tonnes de déchets par année. Dans son communiqué, l’association souligne que le futur chargeur universel sera par ailleurs conçu pour réduire son impact énergétique, «le chargeur sera jusqu’à trois fois plus économe en énergie qu’un chargeur conventionnel, non classé.» En outre, cette nouvelle orientation évitera aux constructeurs de mettre automatiquement un chargeur dans la boîte d’un téléphone portable. Le packaging en sera de facto réduit, les transports seront donc optimisés, et moins gourmands en énergie… l’association GSM d’ajouter «En outre, avec 50% moins (ndr. estimation) de chargeurs en fabrication chaque année, on peut s’attendre à réduire les gaz à effet de serre dans l’industrie manufacturière et du transport de 13,6 à 21,8 millions de tonnes par an».

On n’en sait cependant pas beaucoup plus sur ce chargeur «universel» si ce n’est  qu’il serait basé sur une connexion de type « mini-USB ».

Si c’est c’est pas une formidable nouvelle.