Maliki

Après avoir découvert Boulet, je continue mon petit tour sur l’univers fabuleux des webcomics pour vous présenter Maliki.

Alors oui, à première vue, cela a l’air très fleur bleue. Pourtant… pas ;) Un suivi du quotidien un peu déjanté d’une jeune fille et de ses deux petits matous trognons. C’est drôle, c’est tendre, on se laisse bercer par les histoires, par la mise en couleur et par l’humour, toujours très sage. Moi qui suis fan des dessins manga-style, hauts en couleurs et humoristiques, je suis servi. Ok, c’est *parfois* un peu crad’ (une pensée émue pour Ulysse, pour le crabe, pour le goopie, … ) … (Une petite ressemblance avec les idées noires de Franquin?) mais ça reste toujours très bon esprit.

Un petit regret, c’est au niveau de la diversité de certaines histoires… Les deux albums sont très agréables à lire, mais certaines histoires sont un chouïa en dessous des autres (et inversement ;) ). La dernière histoire du deuxième album doit sûrement faire partie de mes préférées (sauf que je ne la trouve pas sur le blog et que j’ai la flemme de chercher. Filez acheter l’album, tas de feignasses !) [ ((Finalement, je l'ai retrouvée ! --> ici))].

A ce jour, deux tomes sont disponibles à la vente :

Une bonne grosse dose de relaxation, et deux albums remplis de petits détails qui en font un achat que je ne regrette absolument pas ! Attention, réservé à un public qui apprécie les petits félins d’appartements…

Un troisième album est prévu pour le mois de juin, avec un petit concours pour ceux qui savent dessiner… (Gregg? Aurore? Vous voulez pas m’aider à gagner?).

A découvrir tous les mardis sur : http://www.maliki.com

Pico Bogue

Cheveux hirsutes, répartie destructrice, philosophie de vie digne d’un adulte, … Il n’est cependant pas accompagné d’un tigre en peluche. Faites la connaissance de Pico :)

pico bogue tome 1

Papa Noël a eu difficile à trouver ma liste de cadeaux (ouais parce que j’ai été très sage. Quoi « je l’ai déjà dit »?). Du coup, le vendeur de BD World a du le conseiller un peu sur un style de bandes dessinées que je pourrais apprécier. Du coup, au pied du sapin en plastique* trônait, emballé dans du papier cadeau mauve, le premier tome de Pico Bogue. Mekeskeuçé me direz-vous… ? Une nouvelle série, parue en mai 2008 (bienvenue en 2009!… bientôt), assez sympathique de prime abord, et qui laisse présager le meilleur au vu de la première planche :)

La première (demi) planche

La première (demi) planche

Pico est un jeune garçon qui suit le cours de la vie sans visiblement trop de préoccupations. Certaines planches étoffent un peu le paysage en présentant ses parents, grand-parents, et sa soeur, Ana Ana. Chaque personne permettant évidemment de mettre en avant une réplique, généralement mignonne et drôle, du personnage principal.

D’un point de vue scénaristique, on a quand même parfois une légère impression de déjà vu. La mise en avant des enfants pour la caricature des adultes est une superbe idée, … mais d’autres l’ont peut-être déjà eue. Calvin et Hobbes, Lou, Cédille, … Parfois dans un style plus léger. Pico possède son propre environnement graphique et arrive à se distinguer sur ce plan-là, mais a parfois du mal à placer le bon gag là où il faut. C’est drôle, mignon, mais parfois un peu trop tiré par les cheveux (cheveux qu’il a en bataille d’ailleurs). D’autres fois, ça tombe à plat, et la chute est mitigée. Dommage :( Je suis quand même arrivé au bout de l’album en me disant « quoi? C’est déjà fini? ».

Un petit remontant tendre et rafraîchissant qui m’a permis de garder le sourire tout au long de sa lecture, mais j’aurais apprécié avoir une petite dose de cynisme en prime ;) Ce premier tome n’est donc peut-être pas indispensable pour moi, mais n’est pas non plus à jeter (et il restera sur mon étagère! ;) ).

* Aucun sapin n’aura été tué ou abattu froidement pendant l’écriture de cet article.

Zoo

« Petit Père, petit Père, s’écrie Ivan. La nuit est noire comme une vie sans espoir, comme l’ombre d’une montagne sur un désert de neige… »

Zoo, c’est avant tout une histoire de vie et de poésie. L’histoire de la petite Manon, de son père Célestin, du sculpteur Buggy, et d’Anna, la femme sans nez. C’est avant tout un récit d’humanité, d’émotions et de sentiments. Le premier tome nous présente les personnages, l’arrivée d’Anna dans le Zoo, les problèmes financiers qui commencent à arriver avec l’annonce de la guerre… Tout cela nous est mis en avant sur un plateau de pastels et d’aquarelle. Les dessins sont magnifiques, somptueux. La palette de couleurs s’accorde à l’humeur et à l’évolution du zoo. Le personnage de Buggy permet au dessinateur, Franck, d’exprimer complètement son talent, dans l’expression des mouvements, des faciès et des décors.

« C’est un lieu à nul autre pareil. Un coin de nature où la vie semble s’être développée dans une totale harmonie. Un espace de lumière, d’élévation. Tel qu’il ne peut en exister que dans l’imaginaire des rêveurs utopiques. Un zoo de songe, un zoo de fièvre, un zoo de paix. »

Le tome 2 annoncera les premiers problèmes, la déclaration de la première guerre mondiale et la fin d’un paradis. Célestin sera partagé entre son désir de rester auprès de Manon et son impuissance à ne pas intervenir. Avant d’être un médecin des animaux, il se sent médecin des hommes, a besoin d’aller les aider, les soigner et de les soutenir devant l’horreur de la guerre. Le tome 3 annoncera son départ au front, et par là même, le début de la fin. Ce volume se concentrera surtout sur Anna, plus délaissée dans le précédent tome. La trilogie se terminera également sur celle-ci, mettant ainsi un terme à l’histoire. Les premières pages du premier album résument la fuite d’Anna hors de Sibérie, sa fuite à la recherche de son âme. Les dernières pages du dernier album clôtureront son parcours. La boucle sera bouclée.

13 ans. C’est la période qu’il aura fallu attendre entre la sortie du premier tome, en 1994. Le dernier tome est disponible depuis fin 2007. Entre le premier album et le dernier, un énorme travail aura été fait, autant au niveau des dessins que de l’ambiance.

Pour paraphraser BD Gest’, ce dernier tome clôt une trilogie exceptionnelle à tous niveaux et contient tout ce qu’on a aimé précédemment [...] Il ne manque que la musique… Plus que ce qu’on ne pourrait jamais imaginer.. ;)