iPomme Mag 14

Que dire de plus que ce fabuleux résumé :

Pour ce numéro de novembre 2008, retrouvez non pas un, mais deux dossiers. Le premier revient sur la keynote du 14 octobre, durant laquelle les MacBook ont revêtu leur habillage d’hiver ; le second se penche sur le cas de Google, la mégalopole tentaculaire du web. Du côté des tests, un numéro orienté iPod / iPhone avec pas moins de 11 applications testées. Petite exception pour le Bréviaire d’Orthographe Française, une application Mac qui essaiera de vous faire éviter les pièges linguistiques. Enfin, un dossier pratique sur quinze plugins QuickLook incontournables et un point sur l’actualité Apple.

Bonne lecture à tous !

 

Bien écrit, bien fait… Fait le point sur les gros changements de ces dernier temps. J’ai pas encore tout lu, mais ce n’est qu’un question de temps… ;-)

Bonne lecture !

Domestiquer le Terminal (part1)…

Nous vous avons, à plusieurs reprises déjà, présenté des astuces nécessitant (ou pouvant nécessiter) de taper des commandes dans le terminal. Malheureusement le Terminal rebute souvent, sans doute à cause des commandes à retenir « par coeur ». Pourtant bon nombre d’entre elles, pour peu qu’on connaisse un minimum d’anglais, peuvent facilement être comprises, et donc retenues…

Dans cet article, premier d’une série d’une dizaine sans doute, nous allons vous présenter quatre commandes (c’est pas la mort quoi…), sans doute les plus utilisées, qui vous permettrons de vous familiariser avec le Terminal…

 

Le Terminal :
Commençons par ouvrir le terminal. Si vous ne le trouvez pas, cliquez sur la loupe en haut à droite de votre écran, Spotlight, et taper « terminal ». Une fois que Spotlight l’a trouvé, appuyez sur Enter pour le lancer. Un fenêtre apparaît alors avec, chez moi :

Minidingue:~ Sulley$

Comme nous pouvons le voir, la ligne commence par le nom de votre mac suivit de deux points. Ensuite vient un tilde (« ~ ») : ce tilde est en fait le symbole d’un répertoire, il signifie que vous êtes dans ce qu’on appelle votre Home Directory (c’est en fait le dossier qui porte votre nom/pseudo que l’on peut voir dans le menu de gauche du Finder). Pour finir, vient votre pseudo et le symbole « $« .

 

Les commandes :
Et voila, j’en sens déjà qui ont peur… Respirez profondément, tout va bien se passer ! Nous allons vous présenter 3 commandes simples mais efficaces et indispensables, pour commencer, qui vous aideront a appréhender le Terminal.

 

1) Le listing d’un dossier :
Vous êtes dans un dossier et vous aimeriez savoir ce qu’il y a dedans. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de taper la commande ls. ls permet de LiSter le contenu du dossier dans lequel vous êtes, mais attention : le nom des dossiers que vous voyez dans le Finder (l’interface graphique de Mac OS) sont traduit dans la langue de votre système, avec la commande LS, vous pourrez voir les mêmes dossiers mais dont les nom ne sont pas traduits (e.g. « Téléchergements » -> « Downloads », « Séquence » -> « Movies », etc.).

Exemple :
Minidingue:~ Sulley$ ls
Desktop Incomplete Pando Packages Public
Documents Library Movies Pictures Sites
Downloads LimeWire Music Programming

Vous pouvez également ajouter des paramètres à cette commande. Ces paramètres forcent, ou permettent, de faire encore plus ou de faire la même chose mais avec plus de précision. Les deux paramètres j’utilise le plus sont « -a » et « -l ».

« -a » ( a pour « all »), fera que la commande <em>ls</em> listera en plus des dossiers dit visibles, tous les autres dossiers (invisibles et les dossiers systèmes).

« -l » (l pour « long ») vous affichera un liste détaillée : nom des fichier/dossier avec permission (qui peut lire, écrire, modifier, … le fichier), le propriétaire, le groupe auquel appartient le propriétaire, … etc.

Chez moi, par exemple, cela donne :
Minidingue:~ Sulley$ ls -a
. .bash_profile .lesshst Downloads Programming
.. .csh_history .swp Incomplete Public
.CFUserTextEncoding .cups .viminfo Library Sites
.DS_Store .dvdcss .wormux LimeWire
.Rhistory .emacs.d .xchat2 Movies
.Trash .gdb_history .xxtjfmerc Music
.Xcode .jIRC Desktop Pando Packages
.bash_history .jmol Documents Pictures


et

Minidingue:~ Sulley$ ls -l
total 0
drwx------+ 25 Sulley Sulley 850 25 oct 17:30 Desktop
drwx------@ 53 Sulley Sulley 1802 23 oct 20:35 Documents
drwx------+ 22 Sulley Sulley 748 25 oct 17:33 Downloads
drwxr-xr-x 4 Sulley Sulley 136 13 sep 17:36 Incomplete
drwx------+ 52 Sulley Sulley 1768 8 oct 11:14 Library
drwxr-xr-x 3 Sulley Sulley 102 3 mai 20:39 LimeWire
drwx------@ 14 Sulley Sulley 476 5 oct 21:55 Movies
drwx------@ 491 Sulley Sulley 16694 13 sep 17:36 Music
drwxr-xr-x 3 Sulley Sulley 102 8 oct 10:39 Pando Packages
drwx------+ 318 Sulley Sulley 10812 19 oct 12:59 Pictures
drwxr-xr-x 26 Sulley Sulley 884 29 jui 23:15 Programming
drwxrwxrwx+ 5 Sulley Sulley 170 18 aoû 20:01 Public
drwxr-xr-x+ 5 Sulley Sulley 170 18 nov 2007 Sites

 

2) Voyager sur votre Disque Dur
Maintenant que nous savons lister le contenu d’un dossier, il serait intéressant de pouvoir aller dans le dossier de son choix pour le lister, justement. Voyons donc comment changer de dossier. En anglais, on dit « Change Directory », la commande est donc : cd.

Après « cd », il faut préciser où vous souhaitez allez <u>à partir du dossier ou vous êtes</u>. En reprenant l’exemple ci-dessus, supposons que nous voulions aller dans le répertoire Dowloads.

Minidingue:~ Sulley$ cd Downloads/
ou
Minidingue:~ Sulley$ cd ./Downloads/ (le « . » indiquant le répertoire courant)

Petite astuce 1 : Une fois tapé une ou deux lettres du nom du dossier dans lequel vous souhaitez aller, appuyez sur la touche TAB (touche à la gauche de la touche A) et le Terminal complétera lui même le nom (à condition qu’il n’ait pas le choix entre plusieurs noms).

Petite astuce 2 : Vous n’êtes pas obligé de faire cela pas à pas, si vous connaissez un chemin complet, vous pouvez également le taper, par exemple : cd /Downloads/Films/Recents/incomplets/

Comme vu ci-dessus, le « . » représente le répertoire courant. Les « .. » eux, représente le répertoire parent. Pour remonter d’un niveau, il vous faut donc tapez la commande :

cd ..

Et voila, c’est aussi simple que cela.

 

3) Ou je suis ?
Voila, on s’amuse, on s’enflamme, on sait changer de dossier a foison et on finit par se perdre… On ne sait plus ou on est et ce, malgré l’aide (infime, certe, mais quand même) du terminal. Pas de panic… Si cela vous arrive, il vous suffit de taper la commande pwd pour Print Working Directory. Le terminal vous affichera alors le chemin complet de votre emplacement.

 

4) J’ai oublier comment s’utilise une commande…
Aaaah, en voila une commande qu’elle est pratique : man.
Man (pour « manuel ») est la commande qui permet d’avoir le manuel, le mode d’emploi, d’un commande. Si vous connaissez une commande, mais que vous ne savez plus comment vous en servir, il vous suffit de taper : man nom_de_la_commande. Une fois les informations recherchées trouvées, appuyer que la touche Q de votre clavier pour quitter le manuel.

 

Et voila. Avec ces 4 commandes vous savez déjà voyager au travers des répertoires, lister le contenu de ceux-ci et vous renseigner sur des commandes. On est évidement en droit de s’interroger sur l’utilité d’un Terminal quand on peut faire quasiment tout ce que l’on souhaite avec l’interface graphique de Mac OS X (j’ai nommé Finder), et l’on aurait raison. Sachez cependant que, comme nous l’avons vu dans cet article, le Finder ne montre pas tout : il cache les dossiers systèmes par exemple. Or nous aurions parfois besoin d’aller des ces répertoires et/ou ces fichiers pour supprimer ou modifier certaines choses. Finder nous donne l’impression de savoir tout faire, mais une fois que nous apprenons a connaitre notre mac, que nous savons ou vont se loger certains dossiers/fichiers de programmes que nous installons, … le terminal pour s’avérer non seulement un outil indispensable mais carrément une arme redoutable… Parce que, comme disait Judge Dredd : » Ici la loi, c’est lui ! » ;-)

Stuffit Expander : l’indispensable de la décompression ?

Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les multiples formats de compression que nous pouvons trouver sur le web. A plus forte raison lorsqu’on est switcheur (i.e. lorsqu’on vient du monde PC) et que l’on s’était habité à certains formats tels que les .zip, .rar, … et que, sous mac, on est confronté, en plus de ces formats, à des .sip, .tar, .gz, etc. Evidement, en cherchant un peu sur internet, on peut facilement trouver comment traiter chaque format séparément , que cela soit par ligne de commandes pour les .tar, .gz comme nous l’avons déjà vu ici et la ou par des software gratuit et relativement facilement trouvable tel UnrarX, …

 
Nous allons vous présenter ici un logiciel de référence dans la décompression. Non pas qu’il soit meilleur ou plus rapide que les autres, mais il a le mérite de supporter de multiple format : Stuffit Expander !
C’est vraiment un incontournable tant la liste des formats supportés est grande : .sitx, .sit, .zip, .sea, .tar, .bin, .hqz, .gz, .bz2, .tgz, .lha, .mime, .rar, .arc, .pf, .uu, .uue, .exe, .cab, .yenc, .z

 
Stuffit Expander s’intègre très bien à Léopard et s’associe aux archives automatiquement, mais vous pouvez également lancer le logiciel et extraire n’importe quelle archive par simple glisser déplacer dans la fenêtre du logiciel. Il peut également monter automatiquement les images disques (.dmg) extraites des archives (et, cerise sur le gateau, il peut même lancer un scan automatique avec l’antivirus de votre choix pour peu que vous en ayez installé un).

 
Le seul défaut qu’on peut lui trouver est le fait qu’il, comme sont nom l’indique, ne fait que décompresser, pas question de compresser quoi que ce soit comme fichier… Heureusement, nous vous avons présenter 7zip, du coup, pas de problème. ;-)

 
Stuffit Expander 13, nécessite Tiger (Mac OSX 10.4) ou supérieur. Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site officiel (via inscription !). Une fois télécharger, vous n’aurez qu’a le copier/coller (ou glisser/déposer) dans le dossier Applications pour l’installer.

Ouvrir le Finder depuis le Terminal

Je tape vite une petite astuce que je viens de découvrir avant que ma batterie ne soit vide. J’en profite également pour faire une petite introduction à la manière dont on peut utiliser le Terminal pour se déplacer parmi les dossiers ;)

Le Finder est l’application d’exploration des fichiers, au même titre que l’est Explorer pour Windows ;) On peut cependant noter plusieurs problèmes bieeeen lourds, comme l’impossibilité de montrer/cacher les fichiers et dossiers cachés sans devoir redémarrer l’application.

On a eu des améliorations avec Leopard (les dossiers intelligents, une amélioration de la barre de raccourcis, le « ramasse-miettes », …), mais il reste quelques détails qui ne facilitent pas toujours les choses : quand on veut « aller à… » à partir du Finder, tout ce qu’on a, c’est une petite fenêtre comprenant un chemin à taper à la main. Anti ergonomique au possible :( pas de complétion des chemins, pas de prise en compte des dossiers systèmes, … Nada !

La solution serait de passer par le Terminal (encore lui !)

Les principales commandes pour se déplacer sont :

  • cd (pour command directory), afin de se déplacer parmi les dossiers
  • ls (pour (list) pour afficher le contenu d’un dossier. Une option supplémentaire, « -a » permet d’afficher également les dossiers et fichiers cachés.

Avec ça, on peut déjà se débrouiller pour se déplacer un peu partout. En appuyant sur la touche Tabulation, on peut également avoir la complétion. Mékeskeuçé? La complétion, ça complète, tout simplement. Ca permet donc d’avoir toutes les commandes accessibles depuis une autre.

Petit exemple pratique : On ouvre le Terminal, on y voit la dernière date de connexion, et une petite ligne nous indiquant le nom de la machine sur laquelle nous sommes connectés, le nom d’utilisateur utilisé et le répertoire dans lequel on se trouve.

Graou:~ fred$

(Petite note : ~ indique le répertoire de l’utilisateur. Dans mon cas, ~ est donc équivalent à /Users/fred/

Imaginons qu’on veuille se déplacer dans le répertoire /usr/share et en voir le contenu :

Graou:~ fred$ cd /usr/share
Graou:share fred$

Hop ! On voit que le répertoire a changé ! Pour s’en convaincre, on tape « ls » et on regarde la sortie :

Graou:share fred$ ls
Ssh.bin                man
aclocal                maven
ant                mecab
apr-1                misc
bakefile            openmpi
calendar            openmpi-default-hostfile
cracklib            openmpi-mca-params.conf
cups                openmpi-totalview.tcl
… (<– ici j’ai coupé pour ne pas surcharger la page de texte :) )

Graou:share fred$

On est donc bien dans le répertoire /usr/share (sisi croyez moi ;) ), on peut faire des actions sur les dossiers, les fichiers etc. Sauf qu’avec le Terminal, c’est pas toujours facile de connaître exactement la bonne commande. Solution : ouvrir le Finder, y exécuter les actions visuellement et continuer son exploration :)

Pour ouvrir le Finder, il suffit de taper la commande

open .

C’est tout (n’oubliez pas le point, c’est le plus important ;) )

Quel est l’avantage de passer par le Terminal, de se taper des commandes sans nom qui ne veulent rien dire? Simplement l’augmentation des possibilités: en passant par le menu « Allez à » du Finder, tout ce qu’on pouvait faire, c’était d’arriver dans un dossier dont le chemin était connu ! Maintenant, on peut explorer ses dossiers et naviguer parmi eux.

Une petite explication des commandes utilisées ci-dessus : le « . » (point) définit en fait le dossier dans lequel on se trouve.

La commande « open . » ouvre en fait, dans le Finder, le dossier dans lequel on se trouve. On aurait tout aussi bien pu faire « open /Users/fred », ce qui aurait ouvert le dossier /Users/fred (tout simplement ;) ).

La commande « ls » liste les fichiers et dossiers se trouvant dans le répertoire dans lequel on se trouve. De nouveau, si on avait tapé « ls /Users/fred » plutôt que « ls » tout court, cela aurait afficher le contenu du répertoire /Users/fred.

Enfin, « ls » peut prendre comme argument un « -a » qui permet d’afficher les répertoires et fichiers cachés.

Graou:~ fred$ ls -a
.            .viminfo        Music
..            Desktop            Pictures
.DS_Store        Documents        Public
.Trash            Downloads        Roxio Objets Convertis
.bash_history        Library            Sites
.subversion        Movies

Les dossiers « . » et « .. » sont là uniquement pour faire joli : « . » détermine le dossier courant et « .. » le dossier précédent. Toujours dans mon exemple de /Users/fred, « cd .. » nous emmenera vers /Users :

Graou:Users fred$ cd /Users/fred
/Users/fred
Graou:~ fred$ cd ..
/Users

Voili voilou ;) Finalement j’ai un peu trainé en cours de rédaction et j’ai quand même été chercher mon chargeur :p

Desktoptopia

Oh yeah !

Desktoptopia est devenu gratuit :) Une bonne nouvelle pour ceux et ceusses qui en ont marre de chercher des heures pour trouver un chouette fond d’écran. Les wallpapers sélectionnés de base sont très chouettes et il y en a pour tous les styles. Au niveau de la configuration, rien de plus simple : l’application se place dans les préférences système et donne accès aux paramètres:

Préférences Système Desktoptopia

Il est donc possible de démarrer le programme lors de la connexion de l’utilisateur, de choisir la durée avant laquelle le fond d’écran ne sera modifié, de montrer l’icône du logiciel dans la barre de menus, et donc d’accéder facilement aux paramètres qui permettent de changer de wallpaper (précédent, suivant), de donner une note au fond d’écran actuel (quitte à le bannir ;) ) ou encore de mettre le programme en pause.

Une petite astuce qui pourrait en intéresser certain : où sont stocker les fonds d’écran? Dans le dossier /Users/Fred/Library/Application Support/Desktoptopia/.Backgrounds.

Pour y arriver, étant donné que Leopard cache les fichiers et dossiers qui commencent par « . », utilisez soit le raccourci Pomme + Majuscule + G dans le Finder, soit utilisez le menu « Aller au dossier… »  dans le menu « Aller »…

Dernière solution : ouvrez un Terminal et tapez-y

defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles -bool true

afin de révéler les dossiers et fichiers cachés. Relancez ensuite le Finder.

Pour revenir à la situation précédente, ré-ouvrez un Terminal et tapez la commande suivante :

defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles -bool false

Relancez ensuite à nouveau le Finder.