Stuffit Expander : l’indispensable de la décompression ?

Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les multiples formats de compression que nous pouvons trouver sur le web. A plus forte raison lorsqu’on est switcheur (i.e. lorsqu’on vient du monde PC) et que l’on s’était habité à certains formats tels que les .zip, .rar, … et que, sous mac, on est confronté, en plus de ces formats, à des .sip, .tar, .gz, etc. Evidement, en cherchant un peu sur internet, on peut facilement trouver comment traiter chaque format séparément , que cela soit par ligne de commandes pour les .tar, .gz comme nous l’avons déjà vu ici et la ou par des software gratuit et relativement facilement trouvable tel UnrarX, …

 
Nous allons vous présenter ici un logiciel de référence dans la décompression. Non pas qu’il soit meilleur ou plus rapide que les autres, mais il a le mérite de supporter de multiple format : Stuffit Expander !
C’est vraiment un incontournable tant la liste des formats supportés est grande : .sitx, .sit, .zip, .sea, .tar, .bin, .hqz, .gz, .bz2, .tgz, .lha, .mime, .rar, .arc, .pf, .uu, .uue, .exe, .cab, .yenc, .z

 
Stuffit Expander s’intègre très bien à Léopard et s’associe aux archives automatiquement, mais vous pouvez également lancer le logiciel et extraire n’importe quelle archive par simple glisser déplacer dans la fenêtre du logiciel. Il peut également monter automatiquement les images disques (.dmg) extraites des archives (et, cerise sur le gateau, il peut même lancer un scan automatique avec l’antivirus de votre choix pour peu que vous en ayez installé un).

 
Le seul défaut qu’on peut lui trouver est le fait qu’il, comme sont nom l’indique, ne fait que décompresser, pas question de compresser quoi que ce soit comme fichier… Heureusement, nous vous avons présenter 7zip, du coup, pas de problème. ;-)

 
Stuffit Expander 13, nécessite Tiger (Mac OSX 10.4) ou supérieur. Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site officiel (via inscription !). Une fois télécharger, vous n’aurez qu’a le copier/coller (ou glisser/déposer) dans le dossier Applications pour l’installer.

Défragmentation sous Mac OS X

Avant tout, je voudrais préciser que cet article, plus proche d’un mini-dossier que d’un article en vérité, n’est pas exhaustif, mais se veut relativement complet (du moins en ce qui concerne les bases que l’on souhaite poser). Nous allons aborder ici des concepts qui peuvent devenir relativement complexes et ardus si l’on y prend pas garde. Nous ferons donc ici des généralisations tout en essayant de na pas perdre de vue la réalité des choses.

 

Fragmentation ? Qu’est-ce ?
La fragmentation désigne un processus par lequel un objet est divisé en (un grand nombre) de petits morceaux. En informatique donc, cela représente le fait qu’un fichier soit stocké en plusieurs morceaux (à plusieurs endroits) sur votre disque dur. Cela a pour conséquence de rallonger les temps d’accès (en écriture et en lecture) des fichiers de votre disque dur. En effet, plutôt que de pouvoir lire (ou écrire) tout un fichier d’un seul coup, il faut sauter de morceaux en morceaux ce qui prend (beaucoup) plus de temps qu’une lecture (écriture) continue. A une époque où l’on a du matériel (puces électroniques : CPU, GPU, Chipset, …) permettant de traiter toujours plus d’informations, les disques durs (et lecteur optiques, …) constituent bien souvent la partie la plus lente d’un ordinateur. Il devient donc très vite nécessaire, voire même capital ;) , d’empêcher ou, tout du moins, de minimiser la fragmentation.

Ceci étant, la fragmentation n’a pas que de mauvais cotés. En effet, la fragmentation permet (par un processus que nous n’expliquerons pas ici et, dans une certaine mesure) de pouvoir (espérer) récupérer des fichiers effacés (accidentellement ou non).

 

La fragmentation, comment cela arrive-t-il ?
La fragmentation peut arriver de plusieurs manières, et la grande majorité d’entre elles sont inévitables (sous-entendu : il n’existe pas de règles de bonne conduite que vous pourriez appliquer pour réduire, voire empêcher, la fragmentation). La principale raison de la fragmentation provient du système d’exploitation (OS) que vous utilisez. Prenons un exemple comparatif : le système Unix et le système Windows.

Le cas des dérivés d’UNIX : Tous les systèmes Unix ont la même gestion de la fragmentation. L’OS calcule la taille nécessaires au stockage du fichier sur le disque dur. Si un espace libre (continu) de cette taille est trouvé sur le disque, il stocke le fichier à l’endroit trouvé (le fichier n’est donc pas fragmenté). S’il ne trouve pas la taille nécessaire (en espace continu), il scinde le fichier en plusieurs sous-fichiers (mais pas de n’importe quelle manière : il tente de minimiser le nombre de sous-fichiers)  et les éparpille sur le disque dur. Cette façon de faire implique, par conséquent, que l’OS remplit les plus grand espaces vides continus en premier.

Le cas de Microsoft Windows : Le noyau NT essaie de combler les trous. Pour ce faire, il fragmente le fichier pour ne pas le laisser au début du disque des zones avec espace vaquant.

On voit directement une différence flagrante de politique des deux noyaux les plus connu du monde informatique. On remarque également que la politique des systèmes dérivés de Unix sont moins sujets à la fragmentation où, plus précisément, la ou un système Windows fragmentera quasiment tous les fichiers, un système Unix fragmentera surtout les (très) gros fichiers pour ne fragmenter les petits fichiers que lorsque le disque est presque plein.

 

Défragmentation…
La défragmentation est un processus consistant a « ranger » le disque dur, à recoller les morceau de fichiers côte à côte et ainsi de réduire les temps d’accès à ces fichiers.

Mac OS, depuis sa version 10.x, est basé sur BSD, lui même basé sur le système Unix… Mac OS hérite donc, ne serait-ce qu’indirectement, des politiques d’anti-fragmentation d’Unix. Concernant la fragmentation, Apple ajoute que :

-  De nos jours les disques durs sont nettement plus volumineux que par le passé. De ce fait, le format HFS+ évite, autant que faire se peut, la réutilisation d’espaces préalablement utilisés par des fichiers effacés (ce qui permet, comme évoqué plus haut, de pouvoir espéré récupéré certains d’entre eux).
-  Leopard (et c’est également valable pour Panther et Tiger) intègre un système d’allocation permettant de regrouper dans un seul endroit du disque un certain nombre de petites allocations. Lors de l’installation de Mac OS X, de nombreux fichiers sont placés dans une zone spéciale (« Hot band ») permettant une lecture rapide et une défragmentation pourrait déplacer ces fichiers, ce qui aurait pour effet de ralentir le démarrage du système.
- Leopard (c’est également valable pour Panther et Tiger)permet automatiquement la défragmentation de certains fichiers (les fichiers de petite taille et de taille moyenne) selon un processus nommé « Hot-File-Adaptive-Clustering ».

Intéressons nous a cette dernière fonction: d’après Apple, « cette dernière assurerait une sorte de « défragmentation automatique » lorsqu’une application accède à un fichier fragmenté (dont la taille est inférieure à 20 Mo) sur un disque. Il serait alors copié sur de l’espace disque libre et contigu, et les unités d’allocations qu’il occupait seraient libérées. D’autre part, Apple aurait mis en place des mécanismes pour éviter des pertes de données lorsque tout l’espace disque est occupé, et que l’OS est obligé d’avoir recours à la mémoire swap ». Fonction cohérente, s’il en est, avec la politique des noyaux Unix.

 

Défragmenter ou ne pas défragmenter, telle est la question…
Selon Apple, il n’y aurait donc que peu ou pas d’intérêt à défragmenter son disque dur ! Toutefois, si vous ressentez le besoin de défragmenter (parce que vous trouvez votre mac de plus en plus lent, …etc), Apple vous suggère dans un premier temps de redémarrer votre Mac ! Par contre, si votre disque dur est copieusement rempli et/ou si vous créez ou modifiez régulièrement de gros fichiers (vidéo, etc…) dans ce cas, Apple précise qu’il peut s’avérer nécessaire de défragmenter votre disque dur avec un logiciel adapté.

 

Et nous alors, on en pense quoi ?
On trouve souvent, sur internet, des « Apple Fan Boys » (comme dit Fred) qui relayent les paroles d’Apple sans réfléchir et prétendent qu’il ne faut PAS défragmenter. On trouve également des personnes critiquant ces même AFB, malheureusement sans plus d’esprit critique qu’eux et qui ne jureraient presque que par la défragmentation…

Mon avis est plus nuancé et proche des informations évoquées dans cet article. D’après mon expérience personnelle, la majorité des gens utilisent de petits fichiers (Word, Excel, Fichiers musicaux (mp3, aac, …), pages internet, images, … ) tous, en général, inférieur à 20Mo. Ce qui fait que, de par la base d’Unix de Mac OS X couplée aux différentes politiques propres à Apple (« Hot band »,  »Hot-File-Adaptive-Clustering » et peut-être d’autres non référencées), il est -pour cette majorité de gens- inutile de défragmenter son mac si ce n’est par un redémarrage de temps à autre. C’est d’ailleurs mon cas, et le peu de fois où je finis par choisir de défragmenter mon disque dur, le gain en terme de performance est (quasiment) invisible.

Pour les autres personnes, celles manipulant des fichiers plus gros (fichier video, création de DVD (iMovie, iDVD), … etc.), une défragmentation peut, en effet, s’avérer utile de temps à autre. Cependant, attention, c’est une opération est en générale coûteuse en temps et empêchera une quelconque tentative de récupération des fichiers effacés. Pour ce faire il existe plusieurs programmes dont les plus connu sont sans doute TechTool Pro, Drive Genius et iDefrag…

Ouvrir le Finder depuis le Terminal

Je tape vite une petite astuce que je viens de découvrir avant que ma batterie ne soit vide. J’en profite également pour faire une petite introduction à la manière dont on peut utiliser le Terminal pour se déplacer parmi les dossiers ;)

Le Finder est l’application d’exploration des fichiers, au même titre que l’est Explorer pour Windows ;) On peut cependant noter plusieurs problèmes bieeeen lourds, comme l’impossibilité de montrer/cacher les fichiers et dossiers cachés sans devoir redémarrer l’application.

On a eu des améliorations avec Leopard (les dossiers intelligents, une amélioration de la barre de raccourcis, le « ramasse-miettes », …), mais il reste quelques détails qui ne facilitent pas toujours les choses : quand on veut « aller à… » à partir du Finder, tout ce qu’on a, c’est une petite fenêtre comprenant un chemin à taper à la main. Anti ergonomique au possible :( pas de complétion des chemins, pas de prise en compte des dossiers systèmes, … Nada !

La solution serait de passer par le Terminal (encore lui !)

Les principales commandes pour se déplacer sont :

  • cd (pour command directory), afin de se déplacer parmi les dossiers
  • ls (pour (list) pour afficher le contenu d’un dossier. Une option supplémentaire, « -a » permet d’afficher également les dossiers et fichiers cachés.

Avec ça, on peut déjà se débrouiller pour se déplacer un peu partout. En appuyant sur la touche Tabulation, on peut également avoir la complétion. Mékeskeuçé? La complétion, ça complète, tout simplement. Ca permet donc d’avoir toutes les commandes accessibles depuis une autre.

Petit exemple pratique : On ouvre le Terminal, on y voit la dernière date de connexion, et une petite ligne nous indiquant le nom de la machine sur laquelle nous sommes connectés, le nom d’utilisateur utilisé et le répertoire dans lequel on se trouve.

Graou:~ fred$

(Petite note : ~ indique le répertoire de l’utilisateur. Dans mon cas, ~ est donc équivalent à /Users/fred/

Imaginons qu’on veuille se déplacer dans le répertoire /usr/share et en voir le contenu :

Graou:~ fred$ cd /usr/share
Graou:share fred$

Hop ! On voit que le répertoire a changé ! Pour s’en convaincre, on tape « ls » et on regarde la sortie :

Graou:share fred$ ls
Ssh.bin                man
aclocal                maven
ant                mecab
apr-1                misc
bakefile            openmpi
calendar            openmpi-default-hostfile
cracklib            openmpi-mca-params.conf
cups                openmpi-totalview.tcl
… (<– ici j’ai coupé pour ne pas surcharger la page de texte :) )

Graou:share fred$

On est donc bien dans le répertoire /usr/share (sisi croyez moi ;) ), on peut faire des actions sur les dossiers, les fichiers etc. Sauf qu’avec le Terminal, c’est pas toujours facile de connaître exactement la bonne commande. Solution : ouvrir le Finder, y exécuter les actions visuellement et continuer son exploration :)

Pour ouvrir le Finder, il suffit de taper la commande

open .

C’est tout (n’oubliez pas le point, c’est le plus important ;) )

Quel est l’avantage de passer par le Terminal, de se taper des commandes sans nom qui ne veulent rien dire? Simplement l’augmentation des possibilités: en passant par le menu « Allez à » du Finder, tout ce qu’on pouvait faire, c’était d’arriver dans un dossier dont le chemin était connu ! Maintenant, on peut explorer ses dossiers et naviguer parmi eux.

Une petite explication des commandes utilisées ci-dessus : le « . » (point) définit en fait le dossier dans lequel on se trouve.

La commande « open . » ouvre en fait, dans le Finder, le dossier dans lequel on se trouve. On aurait tout aussi bien pu faire « open /Users/fred », ce qui aurait ouvert le dossier /Users/fred (tout simplement ;) ).

La commande « ls » liste les fichiers et dossiers se trouvant dans le répertoire dans lequel on se trouve. De nouveau, si on avait tapé « ls /Users/fred » plutôt que « ls » tout court, cela aurait afficher le contenu du répertoire /Users/fred.

Enfin, « ls » peut prendre comme argument un « -a » qui permet d’afficher les répertoires et fichiers cachés.

Graou:~ fred$ ls -a
.            .viminfo        Music
..            Desktop            Pictures
.DS_Store        Documents        Public
.Trash            Downloads        Roxio Objets Convertis
.bash_history        Library            Sites
.subversion        Movies

Les dossiers « . » et « .. » sont là uniquement pour faire joli : « . » détermine le dossier courant et « .. » le dossier précédent. Toujours dans mon exemple de /Users/fred, « cd .. » nous emmenera vers /Users :

Graou:Users fred$ cd /Users/fred
/Users/fred
Graou:~ fred$ cd ..
/Users

Voili voilou ;) Finalement j’ai un peu trainé en cours de rédaction et j’ai quand même été chercher mon chargeur :p

Desktoptopia

Oh yeah !

Desktoptopia est devenu gratuit :) Une bonne nouvelle pour ceux et ceusses qui en ont marre de chercher des heures pour trouver un chouette fond d’écran. Les wallpapers sélectionnés de base sont très chouettes et il y en a pour tous les styles. Au niveau de la configuration, rien de plus simple : l’application se place dans les préférences système et donne accès aux paramètres:

Préférences Système Desktoptopia

Il est donc possible de démarrer le programme lors de la connexion de l’utilisateur, de choisir la durée avant laquelle le fond d’écran ne sera modifié, de montrer l’icône du logiciel dans la barre de menus, et donc d’accéder facilement aux paramètres qui permettent de changer de wallpaper (précédent, suivant), de donner une note au fond d’écran actuel (quitte à le bannir ;) ) ou encore de mettre le programme en pause.

Une petite astuce qui pourrait en intéresser certain : où sont stocker les fonds d’écran? Dans le dossier /Users/Fred/Library/Application Support/Desktoptopia/.Backgrounds.

Pour y arriver, étant donné que Leopard cache les fichiers et dossiers qui commencent par « . », utilisez soit le raccourci Pomme + Majuscule + G dans le Finder, soit utilisez le menu « Aller au dossier… »  dans le menu « Aller »…

Dernière solution : ouvrez un Terminal et tapez-y

defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles -bool true

afin de révéler les dossiers et fichiers cachés. Relancez ensuite le Finder.

Pour revenir à la situation précédente, ré-ouvrez un Terminal et tapez la commande suivante :

defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles -bool false

Relancez ensuite à nouveau le Finder.

Mises-à-jour

Juste un petit article pour vous faire par de différentes mise-à-jour survenues depuis l’écriture des articles les présentant :

Adium : Il passe en version 1.2.4. Elle corrige de petits bugs sur les connections AIM, les transferts de fichiers avec Yahoo, les icônes de contact avec Google, les statuts ICQ et et l’état de visibilité MSN. Des sources de plantages sont également supprimées et l’on peut dorénavant rendre la liste de contacts complètement transparente.

7zX : passe en version 1.7.1… Quelques corrections de bugs « mineurs »…

AppFresh : passe en version 0.6.3… Corrections de bugs (+/- mineurs) à l’ordre du jour…