Nouveauté dans Google Reader

Depuis aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de voir une amélioration coté Google Reader. Il existe bien sûr pas mal d’alternatives autre que Google (et je regarde sérieusement du coté de NetVibes, qui m’a tout l’air d’être intéressant).

La nouveauté concerne donc les liens relatifs à un flux que vous suivez: selon vos centres d’intérêts, l’application vous proposera des flux similaires (en se basant sans doute sur les informations des autres utilisateurs, à la manière des « si vous avez aimé ceci, vous aimerez sans doute cela »). Bref une très bonne idée pour découvrir des nouveautés (vous aurez même les statistiques concernant ces flux, avec notamment le nombre de personnes qui les suivent, le nombre d’entrées par jour, etc.)

Si un flux ne vous intéresse pas, vous pourrez à tout moment lui indiquer poliment par un « Non, merci ». De même, il vous est tout à fait possible de parcourir les dernières entrées de ce flux sans pour autant vous y abonner. Les fonctions de partage sont par contre entièrement fonctionnelles: pas besoin d’avoir un flux dans Reader pour en partager le contenu…

En prenant en compte l’intégration de Reader dans Buzz, Google continue sur sa lancée des réseaux sociaux. Peut-être parviendra-t-il a venir titiller Twitter…?

Google Data Liberation

google1Google, c’est un peu comme les produits chinois: on a beau essayer, il est dur de s’en passer. Pour peu que vous possédiez un compte Gmail, que vous utilisiez les calendriers Google Agenda ou encore que vous utilisiez leurs services de tracking via Google Analytics, alors ne bougez plus !

Users should be able to control the data they store in
any of Google’s products.
Our team’s goal is to
make it
easier for them to move data in and out.

Sous ce slogan se cache un site Web recensant toutes les astuces pour contrôler les données se trouvant dans les services Google. Pour chacun des services fournis par Google, vous aurez ainsi la possibilité d’exporter (et d’importer !) vos données afin d’en faire ce que vous voudrez. Les possibilités sont les suivantes :

  • Importer, exporter et paramètrer la synchronisation pour Calendar
  • Configurer l’importation et l’exportation pour Blogger
  • Extraire les données de l’historique web (ouioui, ils gardent ça aussi)
  • Faire un export des données d’Analytics (XML, Excel et TSV)
  • … et la même chose pour Reader, Gmail, Orkut, Youtube, Health, Docs, iGoogle, … et beaucoup d’autres :)

Attention donc : l’idée ici de d’offrir des tutoriaux et des marches à suivre pour récupérer vos données, pas pour les effacer des serveurs du géant de Mountain View. Le site propose également une série de préceptes pour l’utilisation de vos données sur le web. A lire. Vraiment.

http://www.dataliberation.org/

Retour de vacances…

Et oui ! Mes vacances sont bientôt terminées. Je reviens aujourd’hui de Barcelone, alors que d’autres se sont esquinter le dos et les doigts à travailler pour payer leur prochain home cinema (Gregg si tu nous lis…). Pas d’accès à Internet, juste un livre ou deux pour me reposer les yeux.

Alors quoi de neuf pour cette semaine ? Tous les liens en vrac dans la suite… :)

Google Notifier

Google Notifier est un petit logiciel, fourni par Google (si si, j’vous jure), qui permet aux possesseur d’une compte GMail d’aller vérifier sa messagerie rapidement et facilement. Certes il ne révolutionne rien, surtout depuis que l’on peut demander a Mail (ou n’importe quel autre logiciel de mails) d’en faire autant, que cela soit en IMAP ou en POP… Ceci étant Google notifier est plus petit, plus discret et moins gourmand de Mail par exemple.

Il se loge discrètement dans la barre de menu, à côté de votre horloge, il vous prévient de tout nouvel arrivage (que vous ayez Growl ou non), vous pouvez rapidement aller à votre boite de réception ou lui demander d’aller vérifier si de nouveaux mails ne serait pas arriver (bien qu’il aille régulièrement vérifier de lui-même) et, cerise sur le gâteau, il peut même vous donner toutes les informations que vous avez notées dans Google Calendar.

L’installation et l’utilisation de Google Notifier ne requiert, une fois installé, lancez le (s’il ne le fait pas tout seul), donnez lui votre nom d’utilisateur et votre mot de passe, et voila, il ne devrait plus jamais vous posez de questions ni de problèmes. Pour le configurer, il vous suffit de cliquer sur son symbole, l’enveloppe marquée d’un M, et vous aurez accès à ses préférences…

Quelques petits inconvénients cependant :

  • il ne supporte qu’un seul compte GMail. Evidement, tout le monde n’a pas deux comptes GMail, mais si c’est le cas, seul un des deux sera vérifié…
  • Il n’utilise pas Growl… Dommage, cela aurait permit de personnaliser les alertes de Google Notifier

MacFuse

MacFuse

MacFuse est un moteur de systèmes de fichiers. Comprenez qu’il s’agit d’un système simple à installer et qui permet d’ajouter des fonctionnalités de lecture/écriture vers des systèmes de fichiers non reconnus nativement par votre système d’exploitation. Petit cas concret : vous avez envie d’écrire des fichiers sur une partition NTFS, mais Leopard ne vous permet qu’un accès en lecture seule. Solution? Installer MacFuse pour la gestion des systèmes de fichiers, puis installer le plugin pour l’écriture vers des partitions NTFS. Simple, non?

Si on regarde plus loin, on a la possibilité d’utiliser des systèmes de fichiers provenant d’à peu près n’importe où : disque local, disque réseau, Internet, … Tout passe par une couche d’abstraction gérée par MacFuse, et qui finalement fait « comme si » tous ces fichiers se trouvaient sur votre disque, à portée de souris.

FUSE : File-system in USEr space

L’avantage d’un système comme FUSE est de pouvoir créer des systèmes de fichiers sans avoir à toucher au noyau du système. Pour la petite histoire, tous les appels vers les fichiers ou répertoires (en fait tous les appels vers le filesystem ;) ) passent par le noyau. Le noyau s’occupe d’initialiser tous les modules correspondant à votre matériel au démarrage de l’ordinateur, charge les modules de gestion spécifiques au processeur (pour la gestion d’énergie par exemple…), les systèmes de fichiers (HFS+, NFS, NTFS, EXT3, …). Pour un système Unix/Linux, cela implique donc que pour pouvoir gérer un nouveau système de fichiers, il faille soit attendre que ce système soit géré par le noyau, soit patcher le noyau pour que celui-ci le gère. Sur Mac, c’est un peu différent puisque les sources du noyau ne sont pas accessibles. Il n’est donc pas possible pour l’utilisateur de se dire « J’ai besoin de telle fonctionnalité, elle n’est pas disponible dans le noyau, c’est pas grave : je vais aller prendre tel patch, et refaire mon propre noyau avec les fonctionnalités dont j’ai besoin! ». Raté. C’est pas aussi facile…

C’est là qu’apparaît réellement l’intérêt de FUSE : à partir d’un module du noyau (FUSE), il permettra de gérer tout plein de nouveaux systèmes de fichiers sans toucher au noyau. Une belle couche d’abstraction :) FUSE permet donc de créer un système de fichiers virtuel. Pour reprendre l’explication trouvée sur Wikipedia, un système de fichiers traditionnel doit principalement sauvegarder et retrouver des données, alors qu’un système de fichiers virtuel ne stocke pas les données lui-même. Il agit comme une vue ou une traduction d’un système de fichiers existant ou d’un périphérique de stockage. On peut donc partir d’à peu près n’importe quoi, du moment qu’on a une sorte de contrôleur permettant de transformer ce n’importe quoi en ce qu’on voudrait. Ce contrôleur est le plugin FUSE pour le système de fichiers.

Structure de FUSE (origine Wikipedia)

Structure de FUSE (source Wikipedia)

Concrètement, on a déjà les applications suivantes :

  • FTPFS : gestion des fichiers à partir d’une connexion FTP. A partir du moment où vous possédez un serveur sur lequel vous connecter, vous aurez accès au contenu de ce serveur directement depuis le Finder. Vous aurez alors la possibilité d’accéder à vos fichiers sans vous préoccuper de la couche « FTP », puisque le comportement se rapprochera d’un comportement local.
  • SSHFS : idem que pour le système de fichier précédent. La connexion à un système de fichiers SSH est un peu complexe, pour peu qu’on l’utilise en console (que le puristes ne me lancent pas de cailloux ou de pavés…)
  • NTFS-3G : le module principal pour cet article, puisqu’il permet l’écriture sur des volumes NTFS sans grosses pertes de performances :)
  • GMailFS pour utiliser votre espace de stockage GMail comme un disque local

Et la liste est longue… ;)

Installation

Rien de plus facile : le téléchargement se fait à partir du site officiel. Et pour l’installation, on suit les étapes.

macfuseinstallationUn petit redémarrage sera nécessaire à la fin de l’installation pour que FUSE soit pris en compte.

ntfs3g

Le module NTFS-3G est téléchargeable à cette adresse. L’installation est tout aussi facile (et nécessite un petit redémarrage. Faites d’une pierre deux coups…)

ntfs3g-volume

Et voilà. Rien de bien compliqué pour quelque chose de finalement assez utile et efficace ;)