Astuces pour les Piles

Le passage de Tiger à Leopard a vu l’arrivée des piles (ou stacks en anglais) dans le Dock. Nul besoin d’en dire plus je pense, tout le monde les connaît et sait à quoi elle servent…

Voici quatre petites astuces concernant les piles.

Si cela vous dérange que vos piles affiche l’icône du dernier fichier que vous avez mis dedans, vous pouvez cliquer-droit (CTRL+Clic) et choisir Afficher comme > Dossier. Choisissez Afficher comme > Pile pour revenir en arrière.

Une fois que vous aurez cliqué sur une pile, vous pouvez vous déplacer dans le contenu grâce aux flèches (haut, bas, gauche, droite). Pour ouvrir le fichier/dossier souhaité, appuyer sur Enter.

Lorqu’une pile est dépliée, vous pouvez chercher et retrouver un fichier/dossier en tapant son nom.

Si vous souhaitez ouvrir un fichier, lancer un programme, … etc. sans pour autant fermer la pile, faites ALT + Clic au lieu d’un simple clic. L’action se fera alors à l’arrière plan et laissera la pile ouverte…

Et voila, une bonne chose de faite… Bon amusement ;-)

Créer facilement des fichiers ZIP

Nous vous avons déjà présenté a plusieurs reprise comment (dé)compresser des fichiers sous Leopard que cela soit à l’aide d’une application ou en utilisant les fonctionnalité fournies pas notre chaton préféré.

Voici une troisième méthode pour (dé)compresser des fichiers sous Léopard pour ceux qui ne souhaitent pas utiliser les lignes de commandes et qui ne possèdent pas 7zip. Pour créer un fichier compressé, commencez par selectionner le(s) fichier(s) que vous souhaitez. Ensuite faite une clic-droit sur un des fichiers sélectionnés et choisissez l’option Compresser. Mac OS X créera alors un fichier appelé Archive.zip si vous avez sélectionné plusieurs fichiers ou Nom_du_fichier.zip si vous n’avez sélectionner qu’un seul fichier.

Pour décompresser, double-cliquez sur l’archive et Mac OS X le décompressera pour vous…

Ouvrir le Terminal ici…

Pour certains, il peut être intéressant d’ouvrir un Terminal directement depuis le Finder. On a déjà vu comment faire l’inverse (pour rappel : « open .  » depuis le bon répertoire). Le but ici est de se déplacer dans le Finder, et de pouvoir ouvrir une fenêtre du Terminal en cliquant sur un bouton.

On commence par récupérer l’exécutable, décompressez-la, puis placez-en le contenu dans un répertoire approprié (par exemple /Users/fred/Library/Scripts/Applications/Finder). Cliquez ensuite sur le fichier, maintenez le bouton de la souris enfoncé, et déplacez le au niveau de la barre des boutons. Un petit « plus » devrait apparaître, et les autres boutons devraient se bouger vers la droite ou vers la gauche pour faire de la place au nouveau venu.

Une fois que l’emplacement vous convient, relâchez le bouton de la souris, et cliquez sur la nouvelle icône. Une fenêtre du Terminal s’ouvrira avec une vue du répertoire dans lequel vous étiez.

Tel quel, l’icône utilisée fait assez contraste avec le look&feel général de Leopard. Si vous voulez modifier ça, commencez par faire un clic secondaire sur l’exécutable, pour en afficher le contenu.

showcontentofexeNaviguez ensuite à l’intérieur de l’arborescence pour arriver dans le répertoire Contents/Resources/. Vous devriez y trouver le fichier droplet.icns. Remplacez ce fichier par celui-ci, et recommencez ensuite l’étape d’ajout dans la barre de boutons du Finder.

Pour supprimer le raccourci de la barre du Finder, faites simplement un clic secondaire, et choisissez « Supprimer l’élément ».

Google Notifier

Google Notifier est un petit logiciel, fourni par Google (si si, j’vous jure), qui permet aux possesseur d’une compte GMail d’aller vérifier sa messagerie rapidement et facilement. Certes il ne révolutionne rien, surtout depuis que l’on peut demander a Mail (ou n’importe quel autre logiciel de mails) d’en faire autant, que cela soit en IMAP ou en POP… Ceci étant Google notifier est plus petit, plus discret et moins gourmand de Mail par exemple.

Il se loge discrètement dans la barre de menu, à côté de votre horloge, il vous prévient de tout nouvel arrivage (que vous ayez Growl ou non), vous pouvez rapidement aller à votre boite de réception ou lui demander d’aller vérifier si de nouveaux mails ne serait pas arriver (bien qu’il aille régulièrement vérifier de lui-même) et, cerise sur le gâteau, il peut même vous donner toutes les informations que vous avez notées dans Google Calendar.

L’installation et l’utilisation de Google Notifier ne requiert, une fois installé, lancez le (s’il ne le fait pas tout seul), donnez lui votre nom d’utilisateur et votre mot de passe, et voila, il ne devrait plus jamais vous posez de questions ni de problèmes. Pour le configurer, il vous suffit de cliquer sur son symbole, l’enveloppe marquée d’un M, et vous aurez accès à ses préférences…

Quelques petits inconvénients cependant :

  • il ne supporte qu’un seul compte GMail. Evidement, tout le monde n’a pas deux comptes GMail, mais si c’est le cas, seul un des deux sera vérifié…
  • Il n’utilise pas Growl… Dommage, cela aurait permit de personnaliser les alertes de Google Notifier

MacPorts

Le but de cet article sera de présenter les différentes fonctionnalités de MacPorts, puis de montrer comment tout cela fonctionne sur OSX (plus précisément sur Leopard, mais le fonctionnement sera identique sous Tiger) MacPorts ne résout pas tous les problèmes, mais il facilite quand même pas mal de choses… ;)

OSX possède une base Unix. Ce qui fait que beaucoup de logiciels compatibles avec l’un le sont également avec l’autre. Cela ne signifie pas qu’ils le sont tous malheureusement, les différences se situant généralement au niveau des librairies graphiques. Une librairie, c’est un gros morceau de code qui permet d’effectuer un ensemble défini de fonctions. Prenons par exemple deux libraires, une qui dessine des rectangles, l’autre qui dessine des ronds. Si un programmeur est amené à devoir dessiner l’un ou l’autre, il pourra inclure directement la librairie qui l’intéresse, afin de ne pas avoir à refaire le même travail qu’un autre. C’est une des forces des logiciels libres : si quelqu’un est intéressé par une fonction en particulier, rien ne l’empêche d’ouvrir la librairie préexistante et d’en modifier le contenu pour qu’elle corresponde à ses envies. Il ne s’agit bien entendu que d’un exemple destiné à expliquer les bases, les logiciels libres ne se limitant pas à cela.

Prenons un exemple : Adium et Pidgin. A priori, rien ne relie ces deux logiciels. Pourtant, ils utilisent tous les deux la même base, à savoir les libpurples. Cela signifie donc que les modifications sur les libpurples sont profitables à l’un comme à l’autre des logiciels. Il « suffit » que le logiciel se greffe sur la nouvelle version pour profiter des avantages :) . Ce n’est pas pour autant que Adium peut fonctionner sur Gnome ou Pidgin sur OSX, puisque Adium utilise également d’autres librairies, propres à OSX, alors que Pidgin utilise les librairies GTK.

L’idée est donc qu’un logiciel a besoin de certaines librairies pour fonctionner, et que ces librairies peuvent être utilisées par plusieurs logiciels en parallèle. La philosophie d’Unix est de partager ces librairies et que chaque programme va les récupérer lors de son exécution. On retrouve ce comportement sur Windows également, avec le principe des Dynamic Linked Librairies (DLL pour les intimes. Regardez dans les différents dossiers, vous verrez, elles sont partout). Le but est donc de regrouper ces librairies dans un emplacement définis, afin que les différents logiciels sachent où les récupérer.

Généralement, en installant un logiciel « graphiquement » (suivant, suivant, terminé!), les dépendances sont également installées. Cela facilite évidemment la vie aux utilisateurs, puisqu’il ne faut pas se charger des librairies externes.

Sous Linux (et d’autres versions d’Unix, style BSD), la plupart des distributions viennent avec un gestionnaire d’installation. Il suffit généralement de gérer les dépôts, puis de choisir le logiciel dont on a besoin, et celui-ci vient avec toutes ses dépendances. Lors d’une autre installation, le gestionnaire vérifiera si le logiciel a besoin de dépendances, et si oui, vérifiera si elles ne sont pas déjà installées. Inutile de réinstaller quelque chose qui existe déjà… ;)

Et sous OSX, comment on fait pour gérer les dépendances? D’abord, il faut en avoir besoins, des dépendances. Soit on se limite aux programmes existants et dans ce cas, on n’a généralement rien à faire, soit aucune application répondant aux fonctionnalités demandées n’a pu être trouvée, et il faut envisager de se tourner vers les applications non spécifiques à OSX. Pour cela, il existe MacPorts qui pourra se charger de télécharger les sources d’un programme, ses dépendances, de compiler le tout, pour avoir finalement quelque chose de directement fonctionnel :) Dans la suite, je me limiterai aux programmes en ligne de commande, ceux qui fonctionnent généralement out-of-the-box, les dépendances graphiques étant parfois assez lourdes à résoudre (remontez à mon exemple de Adium/Pidgin…)

J’aime pas la ligne de commande, c’est nul, j’y comprend rien et ça sert à rien. Faux et archi-faux. On ne critique pas sans avoir essayer ;) Dans certains cas, il est beaucoup plus facile de lancer une commande « à la main », plutôt que de se taper toute l’interface graphique qui va avec. Ok, parfois rien ne remplace l’ergonomie d’une interface graphique. Parfois pas ;) Le but n’est pas de discuter sur le « oui ou non », mais de montrer qu’il existe une alternative, et que parfois, cela vaut vraiment la peine de creuser un peu. MacPorts fonctionne donc en ligne de commande et nécessitera l’utilisation du Terminal. Son utilisation est relativement simple :

sudo port install nzbget

installera l’application nzbget ainsi que toutes ses dépendances.

sudo port selfupdate

fera une mise à jour des différents dépôts, vérifiera que toutes les applications précédemment installées avec MacPorts sont à jour, etc.

Convaincus? On passe à l’installation ;)

Installation

Histoire de simplifier la marche à suivre, on va prendre la méthode la plus simple : le package Mac OSX. Il est disponible pour

  • Leopard (10.5 – Universal Binaries)
  • Tiger (10.4 – Universal Binaries)
  • Panther (10.3 – PowerPC)

A la fin de l’installation, ouvrez le Terminal et tapez la commande suivante, qui aura pour effet de mettre MacPorts à jour et de récupérer la liste des applications disponibles.

sudo port -v selfupdate

Utilisation

La recherche d’une application est super simple, et à partir du moment où cette application se trouve bien dans l’arbre de MacPorts, toutes les dépendances seront automatiquement gérées. De cette manière, faites une recherche pour un logiciel avec la commande

sudo port search le_logiciel_que_je_veux

sudo port search nzb

sudo port search nzb

sudo port info nzbget

sudo port info nzbget

sudo port info nzbget

Par cette commande, on obtient beaucoup plus d’informations sur l’application. Il s’agit ici d’une application de transfert d’informations à partir des newsgroups. On a la page d’accueil du projet, les dépendances (libxml2), la plateforme supportée, et une adresse pour contatcter la personne en charger du projet. Si ok, on peut l’installer :)

Vu que je n’ai pas besoin d’NZBGet, je vais refaire la liste des commandes avec wget, plus utile ;)

port search & port info wget

port search & port info wget

Ensuite on passe à l’installation :) :

port install wget

port install wget

Et voila. Rien de plus compliqué :) Ok, ça prend un peu de temps, mais on a une application complètement fonctionnelle en seulement trois étapes (suffisamment explicites d’ailleurs ;) ). Pour preuve :

wget

wget

La prochaine fois, on verra comment installer une application à partir des sources ;) (et avec l’aide de MacPorts, histoire de faciliter les dépendances…)

Références